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le guide de lectures > les classiques de la littérature de voyage >> V.S. NAIPAUL


V.S. Naipaul est né en 1932 à Chanagas, dans la colonie anglaise de Trinidad, d’une famille brahmane de l’Inde. À dix-huit ans, il obtient une bourse d’études à Oxford et émigre en Angleterre. Son diplôme en poche, il devient journaliste. À partir de 1960, il multiplie les voyages et les écrits.  Son œuvre est aujourd’hui riche d’une vingtaine de titres dans les genres les plus divers: contes, romans, récits de voyages... V. S. Naipaul a reçu le prix Nobel de littérature en octobre 2001. Sur cette page:

V.S. Naipaul - Un chemin dans le monde - Informations bibliographiques e attendant d'autres notes de lectures.

Autres pages sur les classiques

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V.S. NAIPAUL - Un chemin dans le monde

Prix Nobel de littérature 2001, Naipaul a la faveur des libraires et des éditeurs, qui ressortent ses oeuvres en masse en cette fin d’année 2001. Faut pas se faire d’illusion, la littérature est aussi du business. Pas trop d’illusion non plus sur la vie entre St Vincent Street et Woodford Square, à Port of Spain, Trinidad. Un employé aux écritures s’essaye à ses premiers textes en prose au milieu d’une population à l’improbable héritage, mélange des genres, de couleurs, de pauvreté. Les avis d’un écrivain reconnu ne sont pas très favorables. Faut-il continuer d’écrire ? La suite prouvera que les anciens n’ont pas toujours raison.

Un beau passage sur le voyage, quand l’auteur recherche sur l’île la pointe que Christophe Colomb nomma la Galère :« Et il me vint à l’esprit qu’en dépit de tout ce qui était arrivé ici, en dépit de tout ce que nous avions derrière nous, ce que je contemplais n’était autre, miraculeusement, qu’une version de ce qu’avait vu en tout premier lieu Christophe Colomb après sa troisième traversée de l’Atlantique : non pas les mêmes rochers, mais des rochers nés de ceux qu’il avait découverts, et des arbres battus par les vents, antérieurs de quelque dix ou douze ou quinze cycles et semblables à ceux que j’avais aujourd’hui devant moi.»

Ce récit n’est pas spécialement consacré aux voyages, mais aux souvenirs de l’auteur sur ces années d’enfance passées à Trinidad, et sur ses débuts d’écrivain. A réserver aux amateurs d’histoire littéraire.

Édition Plon 1995, repris en 10/18.

Notice bio et biblio sur le site Nobel prize.org et sa conférence de prix Nobel. Naipaul sur Wiki pedia - La fin du roman et Les Métis de la littérature. Entretiens sur le site République des lettres


A lire aussi

Je n'ai pas lu les livres ci-dessous. Voici quelques informations bibliographiques en provenance des éditeurs.

Voyages et reportages


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L'Inde. Un million de révoltés

Dans l'Inde, un million de révoltes, Naipaul ne raconte pas de manière impressionniste ce qu'il a vu, il ne tente aucune synthèse, il nous fait entrer dans la vie de ceux qu'il a choisis comme témoins et symptômes. Le récit est comme un kaléidoscope, à la mesure de l'extraordinaire diversité du pays, des peuples et des classes qui le composent, et les tranches de vie ici restituées, forment une toile foisonnante, touffue, dont les fils sont inextricablement enchevêtrés. L'Inde, un million de révoltes est ainsi un montage polyphonique des pulsions indiennes, le choeur des espoirs et des désespoirs d'une myriade d'individus; chaque récit, donné dans sa longueur, son vocabulaire, ses détours, est comme une nouvelle ou le début d'un possible roman, et l'ensemble prend des allures tour à tour lyriques, nostalgiques, sacrées, prophétiques. Plon 1992. 10/18 en 1998.

L'Inde brisée

Une légende ? Un mythe ? Pour V.S. Naipaul, l'Inde, terre natale de ses parents, demeure le berceau d'un monde déchiré. Déchiré par son histoire dont les vestiges s'effondrent peu à peu. Déchiré par une réalité où l'odeur de la misère recouvre les échos scintillants des immeubles futuristes. Douze ans après l'Illusion des ténèbres, l'auteur, confronté ici à l'état d'urgence instauré en 1975, porte sur ce pays taillé aux dimensions d'un continent un regard sans complaisance. Témoin fraternel mais désabusé, tour à tour grave, ironique et compatissant, il expose dans toute sa lumière la réalité d'un peuple auquel il ne ménage ni sa sympathie ni ses mises en garde. 10/18.


Une virée dans le Sud

Une virée dans le Sud constitue le résultat d'une enquête, mais une enquête menée par un écrivain ; si les témoignages occupent une large place, c'est le romancier qui en fait la narration. Grande bourgeoisie de Caroline du Sud, juge du Mississippi, tout droit sorti d'un film de John Ford, prédicateur noir, ancien fermier des champs de coton et de tabac, écrivain de Jackson au cou rouge de Georgie, tous racontent leur Sud, et c'est passionnant. L'attachement au passé et l'extraordinaire vivacité de la religion, partagés par les Noirs et les Blancs. 10/18 (1992) Christian Bourgois 1999.


Dans un État libre

Homme de nulle part et donc de partout, romancier de combat et polémiste acerbe, V. S. Naipaul, prix Nobel de littérature de langue anglaise et d'origine indienne, est avant tout un témoin libre. Ses fictions comme ses reportages portent un regard lucide et impitoyable sur le Tiers-Monde, n'épargnant aucune ombre dans leur sillage. Dans un Etat libre est un recueil de cinq textes passionnants, récits de voyage, vécus, romans courts sur les lendemains agités de l'indépendance dans un pays qui ressemble à l'Afrique, mettant en scène ces Hindous de la diaspora que Naipaul connaît si bien. Albin Michel 2001.

Gigantesque kaléidoscope d'images et de mots tirés des quatre coins de la terre, l'œuvre de V.S. Naipaul - au-delà des particularismes raciaux, ethniques ou religieux qu'elle met en scène - se singularise par l'alliance de son réalisme documentaire avec un sens satirique parfois très noir. Il en va ainsi des nouvelles ici rassemblées où Naipaul déplore les facteurs d'arriération de l'île Maurice et évoque la décolonisation en Égypte et en Afrique centrale avec un humour décapant. Ce livre est un hymne à la liberté. 10/18 en 1998.


La traversée du milieu

Écrivain admiré autant pour ses romans que pour ses remarquables reportages, V. S. Naipaul nous livre ici quelques aperçus des sociétés post-coloniales britannique, française et hollandaise. De Trinité au Surinam, de la Martinique à la Jamaïque, Naipaul filme la Caraïbe avec un œil souvent amer, et parfois impitoyable quand il s'agit de fustiger la triste dérive d'un archipel défiguré par une américanisation galopante. A l'époque, La Traversée du milieu désespéra les tiers-mondistes, qui lui reprochèrent son pessimisme: le diagnostic était, hélas ! passablement prémonitoire. 10/18 en 1999.


Jusqu'au bout de la foi. Excursions islamiques chez les peuples convertis

Quinze ans après son premier voyage dans quatre pays musulmans non arabes - l'Indonésie, l'Iran, le Pakistan et la Malaisie -, V S. Naipaul revient sur ses pas. L'auteur du Crépuscule de l'Islam part à la recherche des hommes qu'il a connus en 1979, résistants de l'ombre ou défenseurs enthousiastes des gigantesques bouleversements que connaissait alors une partie du monde musulman. Naipaul rapporte les récits de ces vies singulières en vingt ans converties à la religion du prophète. D'Islamabad à Kuala Lumpur, des campagnes iraniennes aux mégalopoles d'Indonésie, il recueille les paroles désenchantées d'hommes résignés à endurer les aberrations des régimes en place. L'écrivain, qui sait aussi se faire sociologue ou historien, dresse le portrait de cette partie de l'humanité qui a cédé aux diktats d'une conception obscurantiste de la foi. 10/18 en 2003.


Entretiens, nouvelles...


Pour en finir avec vos mensonges. Sir Vidia en conversation

Ces conversations avec des journalistes et écrivains de tous horizons (dont Derek Walcott, prix Nobel de littérature 1992) couvrent quatre décennies de la vie de Naipaul (1960-2001). On retrouvera dans ce livre le courage et la lucidité inégalés qui ont bâti la légende du grand écrivain anglais. Éditions du Rocher 2002.

Comment je suis devenu écrivain

J'avais tout au plus onze ans lorsque j'eus envie de devenir écrivain ; et alors, très vite cela devint une ambition bien ancrée. De la révélation précoce de son désir d'écrire, transmis par son père, journaliste autodidacte, à son accomplissement talentueux, V.S. Naipaul, qui a reçu en 2001 le prix Nobel de littérature, retrace pour nous un chemin qui fut long et parfois difficile pour cet homme partagé entre les souvenirs lointains de l'Inde ancestrale, Trinidad, où il fut élevé, et le monde totalement étranger des romans anglais qu'il lisait. 10/18 en 2002.


V.S. Naipaul, prix Nobel de littérature 2001, est un homme à cheval entre deux mondes, le Tiers Monde et l'occident qu'il a sillonnés et décrits dans de nombreux romans et récits de voyages.

L'énigme de l'arrivée

En 1950, un adolescent d'origine hindoue quitte les Caraïbes pour devenir écrivain en Angleterre. Trente années plus tard V.S. Naipaul, auteur consacré, se retire à la campagne et tente de faire le point sur son œuvre, sur lui-même, sur son pays d'adoption. Avec l'implacable lucidité qui le caractérise, il évalue les dégâts du " progrès ", mais aussi les promesses que l'avenir dessine. S'il célèbre et regrette un certain art de vivre, il se garde de condamner celui qui lui succèdera. Depuis son modeste observatoire du Wiltshire, il observe la crise permanente des civilisations, tirant de tant de bruits et de fureur, un livre d'une exemplaire sagesse. Christian Bourgois 2001.


Sacrifices

Écrit au cours de ces deux dernières années, Sacrifices marque un tournant passionnant dans l'œuvre de Naipaul. Lui, que son instinct d'écrivain porterait plutôt vers la fiction, nous donne avec Sacrifices deus longs récits personnels d'une puissance d'évocation et d'émotion tout à fait extraordinaire. Prologue à une autobiographie fait revivre le climat très particulier qui a favorisé la naissance de Naipaul au monde littéraire. Ce récit sobre et superbe nous fait mieux connaître l'itinéraire et la personnalité de Naipaul, nous donne une compréhension plus intime et profonde de son univers romanesque. Il nous vaut, aussi, un admirable portrait du père, petit journaliste humilié à qui Naipaul doit pourtant l'éveil de sa propre vocation. Les Crocodiles de Yamoussoukro montre l'écrivain quelques années plus tard, enrichissant par les voyages sa perception du monde. Les gens qui l'ont attiré, ceux qu'il a découverts sont tout autant son sujet que l'approche des réalités de la Côte-d'Ivoire, où la vieille religion africaine lance ses surgeons au milieu des constructions les plus futuristes, où les crocodiles sacrés du Président barbotent au cœur de la nouvelle métropole du pays. Dans un récit plein de vie, de compassion, de délicatesse et d'humour, Naipaul rend perceptible sa méthode de voyage, la façon dont il rassemble un matériel qu'il nous livre comme à l'état brut. Le thème du sacrifice - sacrifice personnel, sacrifice rituel ; les pièges culturels du passé - est commun aux deux récits, qui, au-delà de la disparité des thèmes, présentent une parfaite unité d'intention et d'esprit : tous deux rendent compte de la démarche d'écrivain de V.S. Naipaul, l'Hindou de Trinidad devenu l'un des romanciers majeurs de notre époque. Albin Michel 2001.


les romans


Semences magiques

Willie Chandran - déjà présenté dans La Moitié d'une vie - est un homme qui a laissé s'imposer à lui une identité après l'autre. Aujourd'hui, après une vie itinérante, alors qu'il entre dans la quarantaine, cédant aux encouragements insistants de sa sœur, il part rejoindre un mouvement clandestin en Inde, en principe voué à l'affranchissement des castes inférieures. Mais sept années de campagnes révolutionnaires et d'emprisonnement vont le convaincre que la révolution n'avait rien à voir avec les villageois pour lesquels ils luttaient. De retour en Angleterre, où avaient commencé, trente ans plus tôt, ses errances psychologiques et physiques, il se trouve confronté au fruit d'une autre révolution sociale inattendue (d'autres semences magiques), et en arrive à se voir comme un homme "purgeant une peine de prison sans fin" - une révélation qui finira peut-être par libérer sa véritable personnalité. Semences magiques est un chefs-d'œuvre, écrit avec toute la profondeur et la résonance, la lucidité et la précision du langage qui constituent l'empreinte de ce brillant écrivain. Plon 2005.

La moitié d'une vie

L'un des plus grands écrivains de langue anglaise, V.S. Naipaul, nous offre un conte aussi frappant qu'inattendu, son nouveau roman depuis Un chemin dans le monde, publié il y a sept ans. La Moitié d'une vie est l'histoire de Willie Chandran, dont le père a tourné le dos à son héritage de brahmane pour épouser une femme de basse caste. Quand Willie atteint l'âge adulte, il décide de fuir sa condition de sang-mêlé et se retrouve très loin de l'Inde, dans le Londres bohème et bariolé des années 50, où il se forge une nouvelle identité. Il s'épuise dans des aventures sexuelles et dans sa lutte pour devenir écrivain - épreuves dont il est sauvé par l'amour d'une femme. Nouvel arrachement : il accepte de suivre cette femme estimable chez elle, en Afrique, pour vivre jusqu'aux derniers jours de l'époque coloniale une existence inédite. Dans ce récit lumineux qui nous transporte à travers trois continents, Naipaul explore son grand thème de l'identité et de l'exil avec toujours plus d'acuité et d'immédiateté. Chef-d'œuvre de nuance et d'économie, La Moitié d'une vie est une création inoubliable. Plon 2002, 10/18 en 2004.


Mr Stone

Mr Stone, Londonien de souche, célibataire endurci et bibliothécaire d'une grande entreprise, se trouve un jour tout près de la retraite. Dans toute vie, c'est le temps où l'on éprouve une sourde angoisse des jours à venir. La vie de Mr Stone a toujours été réglée avec une précision presque maniaque, mais à soixante-deux ans, pris de panique à ce rappel du caractère éphémère de l'existence, et bien qu'il ait toujours été satisfait de sa condition de célibataire, il se marie. Comme si ce n'était déjà pas assez surprenant il est saisi d'une inspiration qui change le sens de sa vie. Le voilà créatif ; il conçoit une idée originale, la concrétise sur le papier et persuade son entreprise de réaliser le projet. C'est un succès et Mr Stone, d'abord incrédule, connaît les joies de la réussite. Mais après avoir brièvement pesé d'un poids social certain, Mr Stone va devoir retrouver un rythme plus conforme à sa vie passée, se résigner à son sort. Et atteindre une forme de sérénité. Mr Stone est le premier roman et à ce jour, le seul que Naipaul ait consacré à des personnages purement anglais. Mais on y retrouve le regard, le ton et toutes les caractéristiques de ses autres romans : une humanité, une compassion profonde, sous la satire sociale impitoyable et l'humour décapant. Albin Michel 2001.


A la courbe du fleuve

Les ancêtres de Salim sont des Indiens, venus vivre et prospérer, au siècle dernier, sur la côte Est de l'Afrique. Personne dans sa famille, à part lui, n'a compris combien les temps ont changé depuis le départ des colonisateurs européens. Accompagné du fils d'une ancienne esclave de sa famille, il part pour le cœur du continent noir et devient commerçant dans une ville construite par des Européens, à la courbe du grand fleuve sur l'emplacement d'un ancien établissement arabe, où il n'y a plus d'Arabes et presque plus d'Européens. A La courbe du fleuve n'est pas seulement l'un des plus grand livres jamais consacrés au continent africain, une peinture d'une impitoyable exactitude, parce que vue de l'intérieur, d'un État d'Afrique noire moderne, avec ses luttes tribales, ses bidonvilles, ses fonctionnaires corrompus et l'incapacité du pouvoir central. C'est aussi un admirable roman de formation. Albin Michel 2001.


Un chemin dans le monde

Avec une intensité douloureuse, une compassion retenue, V. S. Naipaul se penche sur son passé et sur celui de Trinidad et des Caraïbes. Il se revoit, entre la fin de ses études secondaires et son départ pour l'Angleterre, commis aux écritures dans les Archives de l'état civil, s'essayant à ses premiers textes de fiction. Il se remémore ses débuts d'écrivain à Londres, les encouragements et les humiliations reçus de la part d'un vieil écrivain déchu. Au fil des pages, le lecteur voit évoluer le narrateur. Il accompagne l'homme vieillissant qui confronte ses souvenirs à la réalité actuelle de sa patrie, démêlant les fils enchevêtrés d'un héritage improbable. Cette symphonie de la mémoire perdue et retrouvée, V. S. Naipaul l'orchestre d'un style singulièrement dense, riche et varié qui se prête à merveille à tous les registres de l'art de la fiction. 10/18 en 2001. >>> Note de lecture ci-dessus.


*

Miguel Street

Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947. Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles. L'étrangeté des personnages, leur tristesse, leur folie, leurs comportements comiques, leurs mésaventures, tout ceci nous est conté avec humour, et partout transparaît une étrange bonhomie qui nous fait apprécier les faits divers de Miguel Street. Gallimard L'Imaginaire 2001.

Une maison pour Monsieur Biswas

Mohun Biswas appartient à une colonie misérable d'hindous exilés dans l'île de la Trinité, possession anglaise, où la misère, l'ignorance, les lois d'une religion ancestrale mènent le destin de chacun. Mais ce petit homme malingre et volontaire qui sent obscurément la nécessité de livrer un combat, fût-il sans espoir, va tendre les efforts de sa courte existence pour échapper au maléfice initial. Il apprend à lire, écrire. Il épouse Shama, de la vorace et grouillante lignée des Tulsi. Quatre enfants naissent. L'ambition de Mr Biswas est de s'arracher, lui-même et sa famille, à la tyrannie oppressante des Tulsi, qui forment une sorte de tribu tentaculaire, attachée aux préjugés de caste, méprisant le petit homme courageux qui cherche à imposer son individualité. Gallimard Imaginaire 2001.


Naipaul critique vertement la société post-coloniale qu'il observe au cours de voyages en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Sans s'encombrer de précautions, il montre que dans le Tiers Monde, pauvreté, marasme économique et déculturation ne s'expliquent pas uniquement par le passé colonial.

La perte de l'Eldorado. Une histoire

Trinidad, île des Caraïbes occupée par les Espagnols en 1552 et conquise par les Anglais en 1797, a-t-elle jamais existé par elle-même ? Elle fut avant tout la porte ouverte vers l'Eldorado, terre mythique couverte disait-on, de mines d'or, que l'Espagnol Antonio de Berrio et l'Anglais Sir Walter Raleigh tentèrent d'atteindre dans des expéditions hasardeuses où ne comptaient ni les vies sacrifiées, ni les années passées, ni l'argent dilapidé. C'est donc l'Histoire que l'on trouve au cœur de cet ouvrage remarquable. Plon 1996.

Le masseur mystique

Ganesh Ramsumair naît à Trinidad dans une misérable famille d'indiens campagnards. Très tôt, son goût des livres et de l'instruction éveille dans son entourage une méfiance mêlée de respect. Après de sommaires et médiocres études au Collège de la Reine, il manque sa carrière d'instituteur, retourne au village natal où, à l'occasion de la mort de son père, il se découvre doué d'un fluide spirituel. Et voici le point de départ d'une extraordinaire carrière de pandit, tour à tour masseur, guérisseur, écrivain, journaliste, mystique, politicien, qui va le mener jusqu'au faîte du pouvoir et de la richesse, au milieu d'un incroyable grouillement de personnages pittoresques, amis, rivaux, ennemis, familiers. 10/18 (1994)

Guérilleros

Les lendemains de la déclaration d'indépendance dans une île des Caraïbes qui pourrait bien être la Jamaïque : des lendemains qui ne chantent pas. Albin Michel 2001.


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