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Claude VILLERS - Au nord du monde. Denoël «J’aime que ça swingue»
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Claude VILLERS - Au nord du monde - A bord de l'Express côtier norvégienSuivons Claude VILLERS vers le point le plus extrême de l’Europe: le cap Nord. Pour cela empruntons l’Express côtier, les navires de l’Hurtigruten ( la Route rapide), une ligne régulière créé en 1893 et qui relie, depuis Bergen, la Norvège à son nord du nord, ce redoutable Cap Nord, que la ligne contourne pour accoster à Kirkenes, à la frontière russe, sur la mer de Barents. CV emprunte un navire encore «authentique», pas le navire de croisière confortable qui commence à se répandre, mais bien le côtier avec des conditions parfois spartiates et des horaires d’escale plus utiles aux autochtones qu’aux touristes en voyage de noce, et à une époque qui n’est pas celle des cartes postales aux couleurs criardes. Tout ceci est volontaire: CV parle de faire une sorte de «retraite» dans une cellule monacale sur ce qu’il appelle un «monastère maritime.» Sans oublier que «pour un observateur curieux des autres, les moyens de transport demeurent un lieu d’étude remarquable de la société humaine réunie, en réduction.» CV aime la mer et les bateaux. Ils décrit d’ailleurs ces derniers comme des objets animés: «Pourtant il paraît encore bien solide. Un petit teigneux, au corps musclé et ramassé de bouledogue, un faux air de voyou. Un prolétaire de l’Océan. Plus bâtard que chien de race. Rassurant, calme et sûr de lui, mais suffisamment hargneux et batailleur pour combattre les périls qui pourraient nous menacer à cette époque de l’année.» CV amoureux des paquebots: on le savait si on se souvient de sa série «Titanic» dans l’émission Marche ou rêve, en fin d’après midi sur France inter, en 1976 – il le conforme en écrivant: «la grande affaire de ma vie c’est la mer (…) le large m’a toujours inspiré. C’est le lointain, l’infini, la démesure.» Il raconte d’ailleurs comment, petit enfant, il était fasciné par les atlas et les planisphères et comment il s’imaginait «enveloppé de fourrures à conduire les chiens d’un lourd traîneau, affronter des ours gigantesques, un blizzard dément.» Les goûts se forment: «depuis, j’ai la passion de l’hiver, du froid, des chaos de glace, des averses de neige.» Depuis, il sillonne donc le plus souvent possible les régions au dessus du cercle polaire pour avoir «l’illusion de se retrouver à l’origine d’un monde encore couvert par les mers. Un monde qui n‘était encore qu’un océan d’où émergeaient ici ou là quelques rochers.» Embarquement. Bergen. Puis la mer. Les petites villes et les bourgades défilent. Les escales s’enchaînent, de quelques heures à quelques minutes, selon l’endroit, la taille de la ville et les conditions météo sur cette mer peu clémente en générale. Pas grave: CV aime «monter sur le pont pour savourer le rythme de la mer. J’aime que ça swingue.» Il sera gâté. Laissons nous donc entraîner dans ce récit, à la rencontre des norvégiens, des marins, de quelques rares mais drôles de touristes; écoutons ces histoires de trolls, rêvons avec ces descriptions de paysages hors du commun ; réfléchissons un peu à partir de réflexions, parfois intimes, sur le voyage, la vie. On le sait, le voyage c’est la rencontres avec les autres. «Le voyage, pour moi, c’est aussi cela. Discerner les ressemblances dans les différences (ou l’inverse !)» Mais «comprendre n’interdit en rien de s’étonner.» Les premières lignes: «Ce n’est rien. Rien qu’un peu de vent, un peu de pluie, un peu de nuit. Je n’ai même pas froid. A l’abri du semblant de plafond formé par le dessous du ventre rond des chaloupes suspendues aux haussières à l’étage supérieur, j’allume tranquillement ma pipe tandis que Bergen s’endort.» Éditions Denoël 2005 |
Bibliographie voyageuse |
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Parole de rêveur - 40 ans de radioLe point de vue de l'éditeur. 40 ans de radios, d'émissions cultes, de rencontres, de découvertes, de délires (flagrants), de rêves et de voyages. Pas grand chose à voir avec un récit de voyage. Mais un livre de souvenirs radiophonique de celui qui m'ouvrit les oreilles. Si j'avais oublié que CLaude VILLERS fut le seul journaliste français à Woodstock en 1969; je me souviens très bien de Marche où rêve, une émission sur France Inter autour des années 74 - 76. Je n'oublierai jamais l'histoire du Titanic racontée par cette voix à la fois chaude et rocailleuse; les contes d'Henri Gougaud, à l'accent occidental: les reportages de jeunes journalistes qui sillonnaient la France; la Bohemian rapsody qui ouvrai l'émission... |
...Parigot, tête de veau. La mémoire amoureuse d'un ParisienCe n'est ni un guide ni un livre d'Histoire, mais d'histoires, et avant tout un récit de voyage ou plutôt de voyages : Paris à travers les âges. Voyages d'un petit garçon, d'un adolescent devenu adulte en marchant au long des rues de la capitale, de Vaugirard à Rochechouart, de Grenelle à Passy, de Pigalle à Ménilmontant, des Halles à Montparnasse, de la Bastille à Saint-Germain-des-Prés. Les rues de mon Paris sont forcément balayées par le vent, l'averse, la neige, elles serpentent, montent et descendent, totalement engorgées d'autobus, de camions, de charrettes de marchandes des quatre-saisons, emplies de secrets, de mystères, de crimes, de faits divers à raconter. C'est l'aventure des communards, des bâtisseurs du métro, des meurtres, des barrières, des " fortifs ", des magiciens d'un jour, des cinémas disparus, des fêtes foraines, des amours oubliées... Un Paris inconnu parfois même des Parisiens, qu'on ne peut connaître qu'en musardant, qu'en fouinant un peu partout. C'est pourquoi je suis revenu arpenter les rues de mes souvenirs. Sans nostalgie mais non sans mélancolie, en véritable piéton de Paris... Denoël 2007 |
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Marchands d'histoires Tome 1 : Les grands voyageursEmbarquement pour le pays des légendes, des merveilles et des espaces
vierges, à conquérir. Marchands d'histoires Tome 2 : Les grands aventuriersChaque matin, sur France Inter, c'était l'heure du rêve, de l'évasion, du grand large, le rendez-vous des amateurs d'horizons lointains et des amoureux de la grande et de la petite histoire à travers ses personnages légendaires. Au carillon de neuf heures, dans la tradition d'Alain Decaux et des grandes voix radiophoniques, Claude Villers racontait. Après Les grands voyageurs, Alberny, Cleres et Villers vous proposent de partir à l'aventure sur les traces de Jean Bart, de Casanova, de Lafayette ou de Lawrence d'Arabie. Aventuriers dans l'âme, ils ont poursuivi des chimères ou conquis l'impossible, ils ont connu la gloire et sont souvent morts dans le dénuement et l'abandon. Retrouvez ici les fabuleux destins de Mata-Hari ou d'Albert Londres, de Monfreid, Jack London, de Lola Montès ou du chevalier d'Éon, sur les traces de Jean Bart, de Casanova, de Lafayette ou de Lawrence d'Arabie.. Pocket. |
Marchand d'histoires : Les voyageurs du rêveIls ne se sont pas contentés de rêver. Ils ont réalisé leurs rêves. Ils ont dit non aux habitudes, ils ont bravé les interdits. Alexandra David-Néel a voyagé seule au Tibet. En 1890, Clément Ader a réussi à quitter le sol pendant quelques secondes, aux commandes de l'avion qu'il avait lui-même fabriqué. Thor Heyerdahl a traversé le Pacifique sur un radeau... Pour d'autres, le rêve s'est transformé en tragédie. Burke et Willis ont péri en Australie. Isabelle Eberhardt est morte dans le désert. L'hydravion de Mermoz, La Croix du Sud, s'est abîmé dans l'Atlantique Sud. Vaincus, déçus, disparus ou triomphants, tous restent les héros d'odyssées fantastiques dont le récit brille comme mille étoiles au firmament de l'aventure humaine. Pocket. Tout au long de l'Histoire, des hommes et des femmes ont su braver et surmonter tous les interdits pour aller jusqu'au bout de leurs rêves. De Cabeza de Vaca, le conquistador maudit, jusqu'à Thor Heyerdhal et l'odyssée du Kon Tiki, Claude VILLERS, Renaud ALBERNY et Christian CLERES évoquent ces "fous de l'aventure" qui se sont lancés vers des destinations inconnues à la poursuite d'une chimère. Parfois, ces grands voyageurs ont vu leur rêve se réaliser au-delà de toute espérance, comme Eugène Delacroix au Maroc ou Alexandra David-Neel au Tibet Parfois, certains n'ont peut-être fait que rêver leur voyage, tel Frédérick Cook, l'homme dont on ne sait s'il conquit oui ou non le Pôle Nord. Parfois, enfin, le rêve se termine en cauchemar, comme pour Burke et Wills, qui tentèrent la première traversée de l'Australie et périrent en chemin, ou pour Isabelle Eberhardt, la rebelle du désert. Sur les traces de ces Voyageurs du rêve, Claude Villers, conteur exceptionnel, nous entraîne à travers les siècles et aux quatre coins du globe, pour la plus fascinante des odyssées. Denoël. |
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Les écrivains du rêveLa mort du Cyrano et le destin de son livre États et Empire du Soleil, les chagrins de Stendhal, Alexandre Dumas dans les remous de la révolution de 1830, les quarante-cinq mois de mer d'Herman Melville, l'auteur de Moby Dick, les débuts de l'astronome Camille Flammarion, les pitoyables aventures du chasseur à cheval Georges Moinaux (alias Georges Courteline), Karen Blixen en Afrique, Dos Passos, Kessel, Kerouac... Claude Villers, Renaud Alberny et Christian Clères nous racontent des épisodes peu connus de la vie des grands écrivains, de ces marchands d'histoires qui, avant de nous faire rêver, ont été au bout de leurs propres rêves. Pocket. Claude VILLERS est également l'auteur d'un bio de Francis Blanche et de divers livres sur la campagne, les paysans, la marine, les paquebots, ou les chemines de fer. |
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