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Sylvain Tesson - Une vie à coucher dehors. Gallimard.Paru en Folio en oct. 2010. |
Sylvain TESSON - Une vie à coucher dehorsSylvain Tesson est un écrivain voyageur. C'est-à-dire qu’il a besoin de partir, de voyager, et qu’il en rapporte des histoires. Il peut s’agir de récits de voyages, donc une littérature proche du réel, ou bien d’histoires plus ou moins fictionnelles – qui ne sont jamais, la plupart du temps, qu’une addition de souvenirs et d’imagination -, comme ces nouvelles regroupées sous le titre « Une vie à coucher dehors », qui nous transportent en Sibérie, dans les glens écossais, en mer Egée, en Géorgie. Dans la première nouvelle, L’asphalte, la question pourrait se résumer à «progrès or not progrès?» Soit un village isolé. La route en terre battue ne facilite pas les communications, ni l’avenir des enfants. Pour les uns, la route en asphalte est le symbole du progrès. Quelques traditionnalistes sont contre: ça va ramener les touristes et les ennuis. La route se fait. Elle apporte comme prévu son lot d’échanges et plus ou moins de bonheur. Le bien et le mal, quoi. Car si la route facilite certaines choses – sont-elles si importantes? – la route tue, aussi. Pire encore: la vitesse, qui tue, peut également sauver des vies. Alors: la route pour tuer, ou la route pour sauver? Comment choisir? Et si on ne pouvait pas choisir? Et si la «fatalité» choisissait pour nous ? >>>
La suite de cette chronique dans "Sur la Route Bleue avec Sylvain
Tesson" collection "Petites biographies voyageuses" éditions Livres du
Monde 2010.
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Vérification de la porte opposée
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![]() Une "Petite biographie voyageuses" de Sylvain Tesson aux éditions Livres du monde |
L. BEDIN - P. GRIMAULT - S. VICTOR - Sur la Route Bleue avec Sylvain Tesson
Il est né en 1972 et a passé son enfance près de Chatou avec ses parents
journalistes. Il a fait des études de géographie. Il est aventurier, vagabond.
Il pratique l’escalade des clochers, des falaises et des monuments de Paris. Il
aime la plongée, l’équitation, la moto. Il sonne la cornemuse écossaise. Il a
plusieurs fois traversé la Sibérie, les steppes de Sylvain Tesson, le wanderer, passionné, généreux, est l’écrivain voyageur d’aujourd’hui. Ouvrez cette « petite biographie voyageuse » consacrée à Sylvain Tesson. Partez à la découverte du personnage et de ses livres, au travers d’entretiens, de chroniques, et de textes inédits. |
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«La steppe c’est quand le ciel se pose sur la terre et ne laisse à l’horizon qu’un petit interstice.»L'axe du loup. De la Sibérie à l'Inde, sur les pas des évadés du Goulag, de Sylvain TESSON, éditions Robert Laffont. |
Sylvain TESSON - L’Axe du loupDe la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag. A Marche forcée, de Slamovir Rawicz (Phébus), est le récit d’un officier polonais de 24 ans, déporté dans la taïga de Iakoutie pendant la Seconde Guerre mondiale, qui s’évade et parvient en Inde au terme d’une marche incroyable. On le croira d’ailleurs à peine. «Le drame des hommes à l’existence romanesque est qu’on les tient pour des affabulateurs quand ils racontent leurs vies». Une solution: refaire le trajet, pour voir. C’est ce qu’entreprend Sylvain TESSON, qui veut «arpenter ces chemins de l’évasion pour rendre hommage à tous les arpenteurs des steppes, les bouffeurs d’horizon.» De l’Eurasie à l’Himalaya, par l’axe du loup. >>> La suite de cette chronique dans "Sur la Route Bleue avec Sylvain Tesson" collection "Petites biographies voyageuses" éditions Livres du Monde 2010.Les premières lignes : «C’est triste un train qui part pour Berlin. Surtout quand on est dedans. J‘ai quitté mon appartement parisien tout à l’heure. J’ai gagné la gare du Nord en métro. Je trouvais ça chic de prendre le métro pour aller en Sibérie. Le guichetier à qui j’ai demandé «un aller simple en première classe pour la gare du Nord» m’a répondu qu’on n’était pas il y a cent ans et j‘ai pensé que ‘aurais bien aimé.» Editions Robert Laffont 2004, repris en Pocket. |
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Ce récit peut être accompagné par ce livre, plus illustré: Sous l'étoile de la liberté. Six mille kilomètres à travers l'Eurasie sauvage Le point de vue de l'éditeur. De mai à décembre 2003, Sylvain Tesson a mis ses pas dans ceux des hommes qui, pendant un demi-siècle, ont fui le goulag ou l'oppression soviétique. Un voyage de 6000 kilomètres, de la Sibérie jusqu'au sud de l'Eurasie, à pied, à cheval, à bicyclette. Une célébration de l'esprit d'évasion et un hommage rendu aux damnés du siècle rouge, qui choisissaient la liberté. Huit mois à la rencontre des survivants du système concentrationnaire et des peuples jalonnant ces chemins de fuite. Arthaud 2005 |
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Petit traité sur l'immensité du monde - Sylvain TESSON.
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Sylvain TESSON – Petit traité sur l’immensité du mondeLoup solitaire, à la porte grande ouverte mais «à condition bien entendu qu’il ne passe jamais personne», et surtout pas ces mâles dont la suprématie sur la planète est l’un des grands problèmes de notre société, Sylvain Tesson, wanderer du XXIe siècle, ex escaladeur de cathédrales, qui parcourt aujourd’hui le monde à pied, à cheval, en Asie centrale, au Tibet, livre ici sa pensée et sa façon de vivre. >>> Retrouvez la suite de cette chronique dans Un Livre dans le sac à dos - 70 livres pour voyager, paru aux éditions Livres du Monde 2010.Les premières lignes : «Une force extérieure m’emporte sur la terre avec la régularité d’un battant d’horloge. Un coup à l’est, un coup à l’ouest: de l’une à l’autre extrémité du continent eurasiatique (c’est là que je situe pour l’instant mon domaine de prédilection, entre le Pacifique et l’Atlantique; j’attends d’être plus vieux pour le Nouveau Monde.)» Editions des Équateurs 2005. |
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«La nuit s’encadre dans l’étroite porte en bois de la yourte, laissée ouverte. Tout est en ordre sous la voûte. Moments de douceurs nés du croisement entre un destin de nomades et une trajectoire de voyageurs.»«Souvent, dans la solitude de la chevauchée ou de la marche, loin des villes, hors des routes, je me prends à rêver d'une bibliothèque. Voyager avec des livres! Rêve impossible.»«Il faudrait s’interdire de s’échapper dans les récits de voyages. On sort toujours déçu de la confrontation des riches visions passées aux mornes réalité présentes.» S. TESSON - P. TELMON |
Sylvain TESSON - Priscilla TELMON - La chevauchée des steppesCe livre étant sous titré 3000 kilomètres à cheval à travers l’Asie centrale, on chevauchera avec les auteurs, peu expérimentés -«notre expérience équestre se limite à quelques années de manège dans la forêt de Rambouillet. Ce qui ne prépare pas à la steppe»-, d’Est en Ouest, des Tian Shan (les monts Célestes) à la mer d’Aral, «un itinéraire marqué sur le sol autant que dans les livres.» Nous voyagerons donc en compagnie d’illustres prédécesseurs : Ella MAILLART, ROBROUCK, PRJEVALSKI ou BURNABY, «dont à haute voix nous en déclamons des extraits pour que la montagne sache ce que les hommes qui la foulent pensent d’elle.» Cependant, à la fin des années 90, l’Asie centrale n’est plus ce qu’elle était. D’abord «il faudrait s’interdire de s’échapper dans les récits de voyages. On sort toujours déçu de la confrontation des riches visions passées aux mornes réalité présentes.» Ensuite, les célèbres cités d’Orient ont changé : «Béton, faubourgs, bagnoles, c’est la Samarcande d’aujourd’hui telle qu’elle nous apparaît, depuis l’est.» Boukhara : «n’offre plus le visage de la ville oasis postée sur le chemin des cavaliers. Tuée par la modernité.» Khiva : «un décor restauré des Mille et unes nuits, une Babylone de Disneyland.» Puis, dans le vallée ouzbeke du Ferghana ou sur les plateaux à peine traversés par un chemin, les «ivrognes innocents» s’adonnent aujourd’hui à un «suicide collectif par hara-kiri éthylique» et «les ennuis commencent toujours quand il est fait appel aux flics.» Enfin, faut-il parler de la mer d’Aral et de Moynak, le port à sec, ce «désastre parfait» pour lequel personne ne sera jamais jugé. Pourtant, dans les villes ou les campagnes, sous les yourtes, on regrette un passé encore proche, le temps de la Bolchevita, quand il n’y avait pas à se casser la tête puisque tout était décidé et planifié en haut lieu. L’indépendance et quelques pincées de démocratie n’ont pas tout réglé, loin de là. L’un des intérêt du voyage à cheval est que le bât autorise que l’on emporte avec soi sa caisse de livres. Les contraintes : la recherche du fourrage constitue la quête quotidienne du cavalier. Enfin : «les villes sont le premier ennemi du cheval. Son prédateur le plus vorace. Elles l’engloutissent.» Heureusement il n’y a pas que les villes. Les vastes plaines de l’Asie centrale sont bien là, et «il suffit d’un pas pour entrer sans un autre univers.» Les régions traversées ont toutes du charme. Même les plus inhospitalières. «Les versants prennent les couleurs incendiées de la soif.» Livre de voyage, mais aussi récit de révolte (bêtise d’une administration complètement livrée à elle-même, désastre écologique d’Aral, villes devenues trop touristiques, ivrognerie suicidaire...) Les premières lignes : «C’est à cause des Chinois ! Ils veulent nous bouffer, hurle Dima. Dima est forcé de crier car il a baissé la vitre. En grand. Et allumé son autoradio. A fond. Du bon rock russe, bien rocailleux et découpé en tranches brutales par le vent qui s’engouffre.» Éditions Robert Laffont 2001.Priscilla TELMON, 26 ans, partage sa vie entre la photographie, la vie associative et l'écriture. > Le site de Priscilla TELMON. A lire aussi: Carnets de steppes - A cheval à travers l'Asie Centrale (Glénat 2002) Sylvain et Priscilla ont collecté un bouquet d'émotions, de souvenirs et de réflexions dont seul un carnet de voyage pouvait rendre la matière: recueil intime, textes, photos, dessins, cartes. |
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A lire aussi: Éloge de l'énergie vagabonde Le point de vue de l'éditeur: J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan à bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne le sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche folle. Profitant de cette traversée de terres à hautes valeurs pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie, celle que nous extrayons des strates de la géologie mais aussi celle qui attend son heure au plus profond de nous. Pétrole et force vitale procèdent du même principe: l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir. Pourquoi nos ressorts nous poussent-ils à l'agitation au lieu de nous convertir à la sagesse zen? Éditions des Équateurs 2007.Avec Alexandre POUSSIN - La marche dans le ciel. 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya Le point de vue de l'éditeur. Partis du Bhoutan, ils se sont sentis tout petits devant l'immensité des montagnes. Six mois et 5 000 kilomètres plus tard, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson entraient au Tadjikistan, après avoir accompli la traversée intégrale de l'Himalaya, à pied, d'est en ouest. Les deux jeunes gens se sont lancés dans ce pari sans préjugés ni certitudes. Ils se sont refusé les tentes, les vivres, les porteurs. Ainsi, dans cette région très peu peuplée, n'ont-ils pu compter que sur des rencontres, sur ce rapport d'échange oublié entre l'étranger et ses hôtes, pour se nourrir et s'abriter. Ensemble, ils ont franchi des frontières, clandestines ou non, géographiques ou spirituelles, et nous livrent un récit enthousiaste, un regard sur les autres et sur le monde profondément sympathique. Laffont 1998, repris en Pocket 2006- On a roulé sur la terre. Le point de vue de l'éditeur. Au départ de leur aventure, il y avait un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an. Jour pour jour, avec pour tout budget moins de 6 000 francs chacun! 365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus avec 31 pays et 25 000 kilomètres dans les mollets. Ils ont traversé l'Afrique, le continent américain, l'Asie, les pays de l'Est et enfin l'Europe de l'Ouest, vivant chez l'habitant, au gré de leurs rencontres, et remerciant leurs hôtes avec le spectacle de jongleries et de flûtes mis au point pour l'occasion. Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage. Au-delà de l'exploit sportif d'un tour du monde à bicyclette, les aventures surprenantes de deux étudiants français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, ces 365 jours à la découverte du monde. Robert LAffont 1996.Et aussi: Katastrôf ! Bréviaire de survie français- russe, chez Mots et Cie 2004; Les jardins d'Allah, et Nouvelles de l'Est, chez Phébus; Les Pendus, au Cherche Midi; Himalaya visions d'un marcheur des cimes, chez Transboréal. |
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