Accueil
Actualité
Guide de lectures
Bibliothèques
Histoire
Textes et citations
Liens
Contacts

le guide de lectures > écrivains et voyageurs >> p6


Ils sont écrivains ou reporters, géographes ou ethnologues, naturalistes, ou... voyageurs. Les grands espaces, mais aussi le détail, la compréhension d’un microcosme sont leur affaire. Leurs récits sont souvent pleins d'informations. Sur cette page:

Paul MORAND – New York. Jim HARRISON – En marge. Gretel EHRLICH – La Consolation des grands espaces. Henry MILLER –L'œil qui voyageNexus 2 – Vacances à l’étranger. Élie FAURE - Mon périple.

Autres pages Écrivains et voyageurs

Remonter ] écrivains et voyageurs 2 ] écrivains et voyageurs 3 ] écrivains et voyageurs 4 ] écrivains et voyageurs 5 ] [ écrivains et voyageurs 6 ] écrivains et voyageurs 7 ] Sylvain Tesson ] Christophe Cousin ] Jean Yves Loude ] Jack London ] Blaise Cendrars ] Jack Kerouac ] Leon Paul Fargue ] A. David-Néel ] Joseph Kessel ]


«L’aventure actuelle de New York sera, dans un siècle ou deux, celle du monde entier» Paul MORAND - New York


 

Paul MORAND – New York

C’est un matin de septembre 1609 qu’un nommé Hudson découvre la baie qui portera son nom et autour de laquelle sera construite la ville. Après une gouvernance hollandaise, jusqu’à Stuyvesant en 1664, les anglais, à l’instigation du duc d’York, s’emparent de la Nouvelle-Hollande, et La Nouvelle-Amsterdam de vient New York. A la fin du XVIIIe la ville n’est pas encore très importante et même «fait médiocre figure à coté de Boston et de Philadelphie.» Au milieu du XIXe se ruent les premières vagues de l’immigration européenne. Voilà pour résumer… Paul MORAND effectue un voyage à New York en 1929, et en ramène son point de vue. Et tout y passe. En trois chapitres intitulés la ville basse, moyenne, haute, l’auteur voit tout et raconte tout.

Les gratte-ciel, bien sûr, sont la première chose qui frappe celui qui arrive à New York. Puis les quais de débarquement. «La mer, à New York, est aussi habitée que la terre.» Ellis Island, et la statue de la Liberté, «cette dame enceinte, dans sa robe de chambre à plis de bronze.» Broadway. Dans les rues, ça grouille. «La foule est telle que la rue tout entière à l’air de marcher.» City Hall, qui vit passer Lafayette. Et toujours du monde, partout. «A New York, personne ne rentre chez soi au milieu de la journée : on mange sur place, dans des cafeterias.» Le pont de Brooklyn et ses filets d’acier. Et le New York des étrangers, et cette odeur du melting pot. Et la Quarante-deuxième Rue, «comme mille places Pigalle, un soir de Noël, mises bout à bout.» Central Park n’est qu’un «terrain vague, vallonné, couvert d’un gazon jaune, avec des arbres rares et maigres.» Harlem, «la patrie du jazz, la mélodie nègre du Sud.» Harlem où tout est bruit et lumière, le «le rêve du Mississipi devenu cauchemar.»

A New York, les chiens ont de petits tricots, ainsi que les oreilles des policemen. «L’américaine, la femme au monde qui a le plus d’argent de poche» fréquente les grands magasins, dans lesquels elle y fait tout : manger, se marier, consulter un docteur, assister à une exposition, mais aussi des achats, et de bonnes affaires, puisqu’on y inventa le slogan, pour inciter à acheter des fleurs, ainsi que la mode et les soldes, ce qui se résume dans cette phrase : «Dans les premiers jours de janvier 1929, je l’étonnais qu’une malle me fût vendue avec 50 pour cent de rabais : c’est le modèle 1928, me dit le commis, cela ne se fait plus du tout.»

 «L’aventure actuelle de New York sera, dans un siècle ou deux, celle du monde entier» écrit Paul Morand, qui montre qu’il a compris bien des choses. Le Metroplolitan Museum abrite des collections somptueuses, ce qui lui fait dire que «une visite à New York est aussi indispensable à un artiste d’aujourd’hui qu’une visite en Italie à un artiste du XVIIIe siècle.» Et «Manhattan n’est en réalité qu’une boutique, occupe la rampe, brille, séduit, offre ses plaisirs, fait circuler l’argent ; il vend, consomme, use avec éclat, mais, par derrière, c’est le Bronx qui l’habille, Brooklyn qui le nourrit, New Jersey qui lui trempe l’acier de ses maisons.»

Lire à la fois de prophéties, essai de mythologie, guide touristique, reportage, longue nouvelle, comme le souligne Philippe Sollers dans la préface, le New York de Paul Morand se dévore facilement. Peut-être aussi par nostalgie.

Les premières lignes: «Silence. Les dernières vagues atlantiques se jettent sur une pointe de rochers brun pourpre et s’y déchirent. Un cri de mouette. De chaque coté du promontoire, la marée gonfle et remonte les estuaires. A droite, la nuit commence à cacher les collines. A gauche, descend un soleil jaune soufre. L’Amérique est grande, déjà. D’une grandeur anonyme ; d’une  immensité sidérale.» Préface de Philippe Sollers, Garnier Flammarion 1988.


«Quand vous restez chez vous pendant des années d’affilée, le plafond baisse de manière visible.» Jim HARRISSON - En marge

Jim HARRISON – En marge

Dans cette autobiographie, Jim Harrison raconte son enfance, sa vie d’écrivain peu connu, sa réussite littéraire. Suite d’images, de souvenirs, de moments forts et particuliers. «Seule la sensualité marque la mémoire.» Solitude et amitiés, eaux claires du Montana et packs de bières, coups de blues et parties de rigolades: Harrison est un exemple des contrastes et des contradictions qui nous gouvernent. Quelques passages sont consacrés au voyage, à l’ailleurs.

Pour Harrison, l’une des manières de découvrir des idées et des images qui engendreront sa poésie, ses nouvelles et ses romans, c’est «un certain nombre de voyages sur la route sans but précis, pendant plusieurs semaines. Lors de tels voyages solitaires sur la route, vous voyez avec clarté des pans entiers de votre existence défiler dans un décor non conditionné et inhabituel.» Une autre manière est d’apprendre, de lire les grands : Byron, Keats, Whitman, Sherwood Anderson, Faulkner et des biographies désespérément romantiques d’artistes, tel le Jean-Christophe de Romain Rolland.

On lira aussi, en plusieurs endroits, un plaidoyer pour une certaine écologie de la nature et de l’esprit. Ceux qui restent scotchés devant la télé ne s’adapteraient pas au rythme de l’existence et de la nature. «La vitesse de passage des images devient la vitesse à laquelle ils aspirent en permanence et ils manifestent souvent de l’impatience et de l’ennui avec tout le reste.» Une promenade printanière sous la pluie dans les bois est préférable à une série télévisée «où des gens se font descendre ou tabasser à New York ou à Los Angeles.» En conclusion : «le monde naturel serait toujours là pour me sauver de l’étouffement parmi mes problèmes humains.»

Harrison voyagea beaucoup. Parce que «quand vous restez chez vous pendant des années d’affilée, le plafond baisse de manière visible.» Alors: partir. Un voyage en France, par exemple. «Que fais-je ici?» est la question rituelle. La réponse: «Quelle meilleure idée que de faire un voyage en France et de lutter contre le terrorisme avec de l’ail et du vin rouge.» Ici ou là Harrison finit par avoir «besoin de l’insécurité des tempêtes de neige, de l’insécurité du cœur et de l’esprit tâtonnants loin de leur milieu habituel.» Il est «trop facile d’emprunter sans cesse le même chemin jusqu’à ce qu’il devienne une profonde ornière.»

Ce livre n’est pas un récit de voyage, et ne peut être considérer comme prioritaire dans cette catégorie. Par contre, si vous aimez l’auteur, ses romans (Légendes d’Automne, Dalva, Nord Michigan…) et tout ce qu’ils véhiculent, c’est une lecture indispensable. Pour les indécis: se laisser tenter. Cette tranche de vie en vaut bien d’autres qui encombrent inutilement les tables des librairies.

Les premières lignes de l’introduction: «Quand je me sens vulnérable, j’aime prendre ma voiture et partir vers une ville lointaine, distante d’au moins quelques centaines de kilomètres des trois modestes lieux où vit ma famille ; là, j’aime descendre dans un motel banal et quelque peu déprimant en ayant l’agréable conviction que je le connaîtrais pas âme qui vive dans l’annuaire téléphonique local.» Christian Bourgois éditeur, 2003. Repris en 10/18.


Gretel EHRLICH – La Consolation des grands espaces

A la suite d’un deuil, l’auteur part vivre dans un endroit rude et sauvage. Le Wyoming, en 1976. «Toi qui voulais voir un endroit où on travaille comme des culs-terreux, tu es servies.» Wyoming signifie dans les grandes plaines. De grands espaces. «Rien que du vent et des serpents.» Des températures de moins trente. «Votre corps et votre esprit ne fonctionnent pas plus que votre véhicule.» L’endroit idéal pour surmonter un deuil. Un boulot de berger, pour une femme, c’est pas mal non plus pour oublier. Ce récit nous plonge donc dans ce pays à la fin des années 70, ses espaces, sa faune et sa flore, la vie de ses occupants, leurs activités professionnels ou parallèles, comme le rodéo, et ses contradictions (le jeune Sioux en tenue de guerrier juché sur le capot d’une Corvette.)

Le ranch est «une société en miniature.» Là vivent des cow-boys et des bergers. Des chevaux et des chiens. Et tout un petit monde autour, dans des roulottes «aux toits ronds, étroites comme une cabine de bateau.» Le berger est celui qui garde les troupeaux de moutons. «Garder les moutons, c’est découvrir un nouveau régime humain, intermédiaire entre la seconde et la marche arrière – un pas vif et ferme sans précipitation.» Si le berger est le «paria» du ranch, le cow-boy en est le personnage central. Pas comme sur la publicité d’une marque de cigarettes, silhouette au regard sévère. Le métier de cow-boy exige «un curieux mélange de vigueur physique et d’instinct maternel.» C’est un type qui aime son travail, «c’est simplement un homme qui possède la souplesse, la patience et l’instinct de survie.»

Un peu Walden, cette peinture d’une Amérique peu connue montre que l’on pouvait choisir de vivre ailleurs que dans société industrielle et du spectacle qui sévissait à quelques lieues. L’Ouest sauvage n’existait déjà plus que dans les films. Il restait cependant cette nature sauvage, là où se nouaient des rencontres solides, là où se faisaient des échanges surtout liés aux travaux. «Plutôt que des paroles, c’est un regard que l’on partage.»

Les premières lignes «Mai. Je viens de faire la sieste, recroquevillée contre un buisson d’armoise, comme mon chien m’a appris à la faire – à l’abri du vent. Un front orageux rabat sur moi le vaste ciel, et dans l’obscurité un grêlon m’est tombé sur la tête. Je suis chargée de conduire deux mille moutons à travers une étendue de badlands, un périple de soixante-dix kilomètres qui va durer cinq jours.» Préface de Richard FORD, aux éditions Albin Michel 1996, repris en 10/18 en mars 2006.


«Si on se disait qu’à chaque fois qu’on sort de chez soi, on s’embarque pour un voyage, la vie ne serait-elle pas un peu différente?» Henri MILLER


 

Henry MILLER – L’œil qui voyage

«L’unique et grand remède de la conscience humaine : le sentiment du voyage.»

Cette série de récits commence par Dérive aux Everglades, qui relate un voyage avec un ami en auto stop vers la Floride, «deux nordistes gagnés par la fièvre de l’or, sans argent», et vaut par les portraits des personnages pittoresque comme Miller sait en rencontrer, et par les vicissitudes de la vie dans une piaule d’hôtel à 1 dollar. Dans De Dieppe à Newhaven, on verra comment Miller, qui décide de partir à Londres sur un coup de tête « pour entendre parler anglais vingt-quatre heures sur vingt-quatre», réussit à ne pas entrer en Angleterre, malgré le «caractère serein, aimable et somnolent du paysage.» A l’époque, les douaniers veillent et refoulent le migrant fauché. «Est-ce qu’on se rend compte que même lorsqu’on va chez l’épicier du coin, c’est un voyage d’où l’on risque de ne jamais revenir?»

Dans La tarte lumineuse et Le pont de Brooklyn, on apprendra divers points de vue de Miller, par exemple sur la découverte d’un pays : «s’orienter c’est tout perdre. S’égarer dans une ville étrangère est la plus grande joie que je connaisse.» Ou bien ceci : «On comprend en un clin d’œil, rien qu’à se promener dans la rue. (…) La rue, elle, est hurlante de vérité.» Et quand des milliers d’hommes et de femmes «fourmillent en troupeaux, leur caractère véritable se révèle.» A New York, où «rien n’a ni valeur ni durée» ce sont même des «fantômes.»

A propos de l’expression «bon voyage» on lira: «toute sa vie, on bourlingue à droite et à gauche en marmonnant ces mots (…) mais le fait-on jamais, ce bon voyage.» Peut-être faudrait-il appliquer ceci: «Si on se disait qu’à chaque fois qu’on sort de chez soi, on s’embarque pour un voyage, la vie ne serait-elle pas un peu différente?» Pas un grand livre, mais se lit facilement.

Les premières lignes «Nous n’avions rien contre la marche à pied, mais nous ne tenions pas absolument à en faire. Nous hélâmes donc le premier flic venu pour lui demander le chemin de la Floride. Il nous considéra d’un air incrédule tout en nous montrant du doigt le car d’Elisabeth.» Éditions Hachette Littératures 2005.


Henry MILLER – Nexus 2 – Vacances à l’étranger

Henry MILLER et son épouse June (la Mona du récit) font un séjour en Europe durant l’été 1928. Nexus 2 est la chronique d’une partie de ce voyage. Et lorsque le couple débarque au Havre, MILLER écarquille les yeux. Il a tant lu sur l’Europe, il a tant espéré pouvoir un jour constater de visu, qu’il est un peu lyrique dans ses propos. Ah! la France! Ah! Paris! «Paris tout entier défilait devant mes yeux. Nous y étions!» Et commence les longues promenades et les rencontres. Et les surprises. Comme ces gens qui déjeunent à la terrasse des cafés, un lieu très couru. Et qui plus est, ces gens «parlaient tout en mangeant, s’esclaffaient, plaisantaient. Non seulement ils prenaient du plaisir à la nourriture, mais ils semblaient se réjouir grandement de la compagnie des autres.» Parmi ces gens il y a bien sûr toute la faune artistique de l’époque, peintres, sculpteurs, écrivains plus ou moins célèbres, plus ou moins fauchés, plus ou moins bohèmes. Le Pernod délie les langues, on discute beaucoup, surtout de littérature. Et les économies défilent…

Après la vie parisienne, le couple entame une descente dans le Midi. Auxerre, Dijon, Vézelay, Lyon, Avignon. «L’esprit du Midi se fait enfin sentir. La paresse, lézarder au soleil, se promener en pantoufles, parler de rien avec son voisin…» Marseille est atteint, en même temps que sont dépensés les derniers dollars. Après un remontée sur Paris, le couple gagne ensuite l’Allemagne, traverse le Tyrol et ses paysages «sortis tout droit d’un Bruegel.» Vienne est une déception : «tout me sembla sinistre, affligeant, vieillot.» Le voyage se poursuit par la Hongrie et Budapest., où les hommes savent se vêtir, et où les bohémiens pullulent, comme les punaises de lit dans les hôtels minables que le couple, fauché, est obligé de fréquenter. Enfin c’est la Roumanie, et un village d’où est issue la famille de June.

Ce récit est loin d’être un chef-d’œuvre, mais il est simple, rapide, se lit facilement, et ne surprendra pas les amateurs de l’écrivain. Il se termine par une nouvelle carrément pornographique comme MILLER en écrivait à l’époque. Comme le titre l’indique, et d’après les indications du traducteur, ces notes étaient destinées à un deuxième tome après Nexus, et auraient été abandonnées. Soit. Certains chroniqueurs doutent même qu’il s’agisse d’un texte de Henri MILLER…

Les premières lignes: «Ainsi donc, nous y voilà, me dis-je en descendant la passerelle au Havre, tremblant de poser le pied pour la première fois sur le sol de France. L’Europe ! Quoique je m’y sois préparé depuis une bonne semaine, et avant cela depuis au moins soixante-dix-sept ans, peut-être même soixante-dix-sept siècles, je n’en croyais pas encore mes yeux.» Éditions Autrement 2004.


«Vous croyez peut-être qu’on voyage pour son plaisir ? Quelle erreur ! Chacun de nous, dans sa propre mesure, est victime de son imagination. Victime résignée, ou heureuse, ou pitoyable. Un jour, l’idée m’est venue de faire le tour du monde.» Élie FAURE


 

Élie FAURE - Mon périple

« Un jour, l’idée m’est venue de faire le tour du monde. »

Élie FAURE (1873 - 1937) est surtout connu pour une monumentale Histoire de l’art. Un voyage autour du monde lui donna l’occasion de rédiger ce récit, celui d’un homme de l’art, certes, mais aussi de convictions et de passions. Le but de ce voyage était sans doute de chercher «ma clé à moi.» Car «des hommes vivent ailleurs (...) il est nécessaire que je sache qui ils sont si je veux saisir en moi-même les raisons qui m’ont fait ce que je suis.»

Le périple : l’Amérique, un vaste chantier qui impressionne l’auteur : «si tant de choses traînent dehors, c’est que tout est nouveau dedans.» Mexico et ses « maisons peintes du haut en bas, les pauvres comme les riches. Honolulu ; Tokyo, où il est démontré qu’il n’est pas facile de changer de coiffeur : «ce qu’il y a de plus ennuyeux dans les voyages, c’est la question du perruquier» ; la Chine et «la profondeur d’humanité qu’elle enferme» ; l’Inde, «que l’on n’aborde pas sans terreur» ; Jérusalem, enfin, après sept mois de périple. «Je sais pourquoi je suis parti. Pour revenir. C’est là le plus sérieux entre tous les motifs qui nous contraignent à quitter ce que nous aimons.»

Quelques extraits : «Un paysage n’est pas le même suivant que vous le regardez des points infiniment nombreux du cercle idéal qui l’entoure.» «Nous ne voyageons pas plus pour être heureux ou libres que nous sommes nés pour être heureux ou libres. Nous vivons pour vivre. Nous voyageons pour voyager. Heureux ceux qui savent vivre et ceux qui savent regarder.» A  mon avis un livre intéressant, car écrit par un homme ayant le sens de l’art, de l’humanisme, de la profondeur, mais un peu difficile à lire, à cause d’une écriture un peu trop compliquée (tarabiscotée) à mon goût.

Les premières lignes : «Vous croyez peut-être qu’on voyage pour son plaisir ? Quelle erreur ! Chacun de nous, dans sa propre mesure, est victime de son imagination. Victime résignée, ou heureuse, ou pitoyable. Un jour, l’idée m’est venue de faire le tour du monde.» Éditions de l’Aube 2002, préface de Pascal Dibie.

Elie Faure (1873 - 1937) est surtout connu pour sa monumentale Histoire de l'art. Comme tout écrivain humaniste de son temps, il n'est pas resté insensible au goût du voyage et, en 1931, a entrepris un périple de sept mois, de New York à l'Égypte, en passant par le Mexique, la Californie, le Japon, la Chine et I'Inde. De cette auscultation de la planète, il tire des reportages publiés dans Le Petit Parisien.


Accueil ] Actualité ] Guide de lectures ] Bibliothèques ] Histoire ] Textes et citations ] Liens ] Contacts ]