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«La souffrance de l’Afghan c’est la victoire du fanatisme sur le charme.» Olivier WEBER>>> Lire un extrait du Faucon Afghan >>> Le site Grand reporters
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Olivier WEBER - Le Faucon afghanPublié en 2001, avant les événements du 11 septembre, le faucon afghan relate un voyage que je journaliste effectua dans un pays magnifique, (comme cette vallée de Bamiyan, avec ses deux grands Bouddhas, piste des antiques caravanes de la soie, falaise de pourpre qu’Ella Maillart photographia dans les années 50, et aujourd’hui si tristement célèbre), mais aussi un pays taliban. Ce monde est maintenant bien connu, et peut-être a-t-il même disparu, au moins pour un temps. Au temps de ce reportage c’est encore un monde d’intégrisme comme on en a rarement vu, mais aussi un monde d’hypocrisie, de corruption, de saloperies et exactions de la pire espèce. Les exécutions publiques ont remplacé les matchs de foot au stade de Kaboul. Dans les musées, les tableaux n’ont plus de visages. Effacés. Les commandants volent des voitures, et tuent si besoin est. «Sur la route des montagnes du Hazaradjat, les cieux affirment leur pureté avec la même assurance que les talibans.» L’argent des talibans provient en fait du trafic de l’opium et de l’héroïne. Le ministre de la Répression du vice et de la Protection de la Vertu est un tueur et un violeur. De l’amour, il n’y en a pas. «Le désir est enterré, les Schéhérazades sont encagées, les ardeurs sont effacées, l’essence même de la passion amoureuse est bannie. Les turbans noirs ont tué l’amour.» De faucons (dont la recherche est l’objet officiel du voyage), il n’y en a plus. Ce pays est vide de tout. «La souffrance de l’Afghan c’est la victoire du fanatisme sur le charme.» Renaîtra-t-il de ses cendres? Les premières lignes : «Quand on franchit le portail de Torkham, au-delà de la passe de Khyber aux murailles ocre, au-delà d’une ligne de chicanes en béton, on discerne une horde de chameaux sur le bas-coté droit, dans un méplat de poussière jaune, à moins que ce ne soit du sable transporté par le vent des montagnes sur les sommets desquelles on peut apercevoir des fortins vieux de l’empire des Indes.» Éditions Robert Laffont 2001, repris en Pocket. |
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REZA - Olivier WEBER - Sur les routes de la soieDe Venise au fin fond de la Chine, les routes de la Soie demeurent plus que jamais un axe mythique. Le point de vue de l'éditeur. Un chemin initiatique sur lequel l'Orient et l'Occident ont échangé des biens et des idées pendant des siècles. Aujourd'hui, l'esprit de cette route perdure dans les oasis et les caravansérails, dans les villes qui s'étalent de la vieille Europe à l'Asie profonde. Cet esprit d'hospitalité, de concorde, d'échange entre les hommes, et donc d'ouverture à l'Autre, se retrouve dans les paysages, dans les patrimoines, dans les trésors qui se cachent le long de la route de négoce et d'invention, d'Istanbul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou à Bamyan où les bouddhas détruits semblent encore respirer de leur sagesse. Autant de messages de tolérance, autant d'oasis de la pensée. Dans ces temps troubles de civilisations en rupture, la route de la Soie - l'anti-route des croisades - plaide au contraire pour un rapprochement. Une route qui nous renvoie aussi à nos origines et à la nostalgie du nomadisme. Ce livre, qui mélange l'histoire et le temps présent, est une plongée dans le mythe en même temps qu'une invitation au voyage. Olivier Weber a voyagé à de nombreuses reprises sur la route de la Soie, et parfois en compagnie de Reza. Reza, voyageur, témoin, idéaliste, humaniste, «Ibn Battûta moderne» pris dans les tourments du monde, est un conteur en images. Photojournaliste de renommée internationale, Reza, Iranien basé à Paris, architecte de formation, conférencier dans les universités, parcourt depuis trente ans les endroits les plus reculés, du Bosphore à la Grande Muraille de Chine, du Cap à la Camargue, pour de prestigieuses publications dont le National Geographic Magazine. Primé par le World Press Photo, chevalier de l'ordre national du Mérite, auteur de onze livres, Reza témoigne des soubresauts du monde et dit : «Le monde est mon champ de vision. De la guerre à la paix, de l'ineffable aux instants de poésie, mes images se veulent des témoignages de notre humanité sur les routes du monde.» |
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Le Grand festin de l'OrientLe point de vue de l'éditeur. L'Orient est le royaume d'Olivier Weber. La Route de la Soie, son itinéraire pour nous faire découvrir les paysages, la beauté et la violence du monde. Pour l'emprunter, la maison de Marco Polo à Venise est un bon point de départ. Istanbul n'est pas loin, avec le Bosphore doré et la rouge Sainte-Sophie. Passé Byzance, le voici au coeur de l'Anatolie où les derviches tourneurs éternisent le mystère soufi et l'enseignement du poète Roumi. S'annoncent le désert iranien puis Tabriz, et le piton rocheux où le Vieux de la Montagne commandait les Haschischins. Une halte devant le mausolée d'Omar Khayyâm, et ce e sera l'Afghanistan... Musiciens, réfugiés, douaniers, femmes afghanes se battant pour que triomphent leurs droits défilent alors sous nos yeux. Autant de vivants portraits d'hommes et de femmes d'aujourd'hui et de rencontres heureuses ou terribles entre l'Orient et l'Occident. Robert Laffont 2004. Pocket 2006. |
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>>> Voir la page consacrée Ella Maillart. |
Je suis de nulle part. Sur les traces d'Ella MaillartVoyageuse intrépide en son temps, mythique aujourd'hui, Ella Maillart (1903-1997) fut bien cette «femme du globe» dont parlait Paul Valéry. Née à Genève dans un milieu aisé, elle ne rêvait que de fuir une Europe égoïste. A peine sortie de l'adolescence elle s'en va. Sur mer, d'abord, puis à travers les steppes et les monts d'Asie centrale, à la recherche des nomades. Elle ira traîner son regard d'azur en Chine, en Afghanistan, en Inde, traversant maintes contrées dangereuses avec une ténacité qui n'a rien à envier à celle d'Alexandra David-Néel. Mais son goût de l'aventure n'est que de façade : ce qui lui importe, c'est la rencontre de l'autre, sous une yourte kirghize comme au pied des bouddhas de Bamyan, pour mieux se découvrir soi-même. Payot 2004. |
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Routes de la Soie. La mémoire retrouvée de l'AfghanistanLe monde avait vu avec effarement disparaître les deux Bouddhas de Bamiyan, vestiges emblématiques de l'histoire afghane. Bien que la situation politique de la région n'offrît pas des garanties totales de sécurité, loin s'en fallait, pour la première fois, en 2003, les conditions d'une stabilité minimale étaient réunies. L'occasion était trop belle, il nous fallait explorer à nouveau la mémoire de l'Asie centrale, trop longtemps confisquée et qui fête aujourd'hui timidement sa renaissance. Rouvrir la Route de la Soie, par-delà les montagnes afghanes, jusqu'à Kaboul: ce fut le pari fou, mais réussi de l'expédition Paris-Kaboul qui se déroula en août et en septembre, sous le patronage de la Guilde européenne du Raid, du magazine Le Point et de l'Unesco. Embarqués à bord de dix véhicules, des archéologues, des géographes, des illustrateurs, des photographes, des écrivains, français et afghans, ont donné à la mission scientifique et culturelle trois grandes étapes: le minaret de Djam, Bamyian et ses vallées, les lacs de Band-i-Amir, sur les chemins impraticables du centre du pays... avant de rejoindre Kaboul et son musée. Ils nous rapportent quelques-unes de leurs découvertes, nous racontent les initiatives qu'ils ont menées ou dont ils ont été témoins. Et nous donnent ainsi un émouvant état des lieux de la vie qui recommence. Mille et une nuits 2004. |
A lire aussi
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Ecrivain-voyageur, Olivier Weber est grand reporter au magazine Le Point. Il est parmi les journalistes européens l'un des meilleurs spécialistes de l'Afghanistan des Talibans. Il a notamment écrit des enquêtes - Voyage au pays de toutes les Russies (1992) ; La route de la drogue (1996), réédité en 2002 sous le titre Chasseurs de dragons : des pavots afghans aux bars d'Occident ; Le grand festin de l'Orient (2004) -, des biographies - Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle (1997), prix Joseph Kessel et prix de l'Aventure ; Je suis de nulle part sur les traces d'Ella Maillart (2003) - et un roman, On ne se tue pas pour une femme (2001). Olivier Weber est également membre de jurys de prix littéraires consacrés aux grands reportages, à l'aventure et aux voyages.Kessel le nomade éternelUne biographie illustrée. Voir page consacrée à Joseph KESSEL Lucien Bodard - Un aventurier dans le siècleMonstre sacré du journalisme, Lucien Bodard est un personnage hors du commun, amoureux des femmes et de la vie. Témoin lucide des champs de bataille et des révolutions, baroudeur mélancolique admiré par Joseph Kessel, il a traversé les barbaries de ce siècle pour mieux décrire les hommes et leurs excès, dans ses articles puis ses livres, qui lui valurent une notoriété internationale et le prix Goncourt. Romancier vénéré par le public, il fut longtemps voué aux gémonies par l'intelligentsia. Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle est aussi le tableau foisonnant de l'histoire politique, de la vie littéraire et du journalisme depuis les années vingt. Plon. Voyage au pays de toutes les RussiesVoyage au pays de toutes les Russies date de 1992, c'est-à-dire qu'il raconte le début du post-communisme. À Moscou ce que les correspondants étrangers appellent avec nostalgie les années rock'n roll, en province la déroute, le démantèlement, l'enlisement. Comment une parano nouvelle remplace l'ancienne. Payot La Mort blancheLe point de vue de l'éditeur. Albane, une jeune humanitaire française, a disparu en Afghanistan dans la vallée de Jurm, le royaume de l'opium. De Paris à Kaboul, de San Francisco à Monte-Carlo, de l'île de Rhodes à Karachi, Jonathan remonte la piste de la poudre pour retrouver cette femme qu'il n'a pas su retenir et qui s'est perdue elle-même en voulant sauver l'humanité tout entière. Confronté à la cupidité des multinationales, à un monde d'intrigues et de complots, il va livrer un combat désespéré contre les maîtres du narcotrafic. Inspiré de faits réels, ce roman nous emmène au cœur des ténèbres, là où règne le mal absolu qui ravage l'Occident depuis des décennies. Albin Michel 2007. |
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