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HenryJ.-M. LEVET - Cartes PostalesVice-consul de troisième classe à Manille, puis en poste à Las Palmas (Canaries), LEVET a voyagé et en a rapporté des poèmes que l’on qualifie parfois de " poésie consulaire ". Il est mort en 1906, à trente-deux ans. Léon Paul FARGUE fut son ami et Valéry LARBAUD son premier admirateur. Voilà pour l’homme. Quant à l’œuvre elle se résume essentiellement à une série de courts poèmes : les Cartes postales. De petites histoires, des instantanés minimalistes, sans envolées, sans lyrisme. A l’étrange saveur à la première lecture ; pleines de charme quand on insiste un peu. Voici le début de: République Argentine - La Plata : Ni les attraits des plus aimables Argentines, Voici la fin de: Égypte - Port-Saïd - En rade. Poète, on eût aimé, pendant la courte escale A savourer sur le pont d'un navire, ou sous la moustiquaire... Cartes Postales et autres textes - précédés d’une conversation de Léon-Paul FARGUE et Valery LARBAUD. Éditions Gallimard, collection Poésie.Pour en savoir plus sur J-M LEVET, voir cet excellent site consacré aux excentriques. |
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Anthologie - Les poètes et la ville« Des villes, et encore des villes ; écrit Valéry Larbaud. La ville remonte à la plus haute antiquité, et depuis des millénaires des poètes en ont célébré la gloire et la splendeur. Et après quelques vers des anciens, cette anthologie fait la part belle aux XIXe et XXe. Paris est célébré par Nerval (Butte Montmartre), également par Baudelaire : « Paris change! mais rien dans ma mélancolie Par Fargue, bien sûr, ou par Aragon «Toujours quand aux matins obscènes Quant au Paris de Jacques Roubaud : «Les rues de Paris ont deux cotés Francis Jammes écrit Amsterdam. «Les maisons pointues ont l’air de pencher. On dirait qu’elles tombent.» On arpentera aussi les rues de New York avec Cendrars et celles de Buenos Aires avec Borges. A lire également: Queneau, les poèmes en prose de Jean-Paul de Dadelsen (pour moi une découverte), Roy, Bonnefoy, Jacottet, Goffette. Et Jacques Réda, auteur de la préface. A glisser dans la poche: on a toujours besoin de poésie. Parue à l’occasion du printemps des poètes 2006, cette anthologie Les poètes et la ville, éditions Gallimard 2006, collection poésie. |
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Jean-François LAZENNEC - Traces de voyageursIl s’agit d’un petit livre de citations qui, en huit chapitres (que l’auteur appelle huit transports), donne un aperçu de ce qui a pu être écrit sur le voyage. Au chapitre Partir on retiendra ce proverbe chinois en forme de conseil: «Tu pars pour un jour, emporte des biscuits pour deux jours. Tu voyages l’été, emporte tes habits d’hiver.» Au chapitre En chemin cet autre proverbe, polonais : «Mangez en Pologne, buvez en Hongrie, dormez en Allemagne et faites l’amour en Italie.» Dans le même chapitre ce proverbe anglais : «Les voyages améliorent les sages et empirent les sots.» Ou celui-ci, africain : «on n’emporte pas sa case en voyage.» Il n’y a pas que des proverbes. On trouvera des citations connues (Rousseau, Flaubert, Gautier, Baudelaire, Cendrars, Morand, Segalen…), et d’autres extraites de textes, poèmes, journaux plus rares : Duhamel, Decoin… Sans oublier les poésies de La Fontaine, de Rimbaud, ou Racontez-moi encore et de beaux textes de Jean-Philippe Toussaint, Alexandra David-Neel, Isabelle Eberhardt. Pour finir, cette citation de Victor Hugo : «Le paysage était plat comme Mérimée…» Un petit livre facile à emporter, un amuse gueule avant de passer aux choses sérieuses. Les premières lignes. «Beaucoup de gens l'avouent: ils rêvent de voyager. Voici ce qui va leur permettre d'accomplir plusieurs fois le tour du monde: un petit livre -compagnon de route discret- composé en forme d'itinéraire de citations.» (Éditions Volets Verts 1995). |
André HARDELLET – La Cité MontgolDédié à Pierre Mac Orlan, qu’il rencontre en 1947, la Cité Montgol est un recueil de poèmes, en vers et en prose, qui parle d’un Paris avec le diabolo menthe à dix francs et Mimile à l’accordéon. Entre la Seine et les coteaux Hardellet, qui a écrit des chansons et autres ritournelles, est connu pour l’éternel «Si tu reviens jamais danser / Chez Temporel un jour où l’autre, / Pense à ceux qui tous ont laissé / Leurs noms gravés auprès des nôtres.» Paris, sa banlieue, les bords de Marne, sont l’une de ses sources d’inspiration. Sa poésie est parfois très imagée – l’horizon est un «piège toujours tendu sur un paysage simple » – et voyageuse. C’est une chanson des bords de la Seine Les grands noms du pavé parisien sont bien sûr convoqués Restif, Nerval, Apollinaire, Dans un chapitre «Métiers et divertissements» Hardellet décrit d’une façon très poétique et personnelle des métiers qui pourraient exister: charmeur d’orage, chercheur d’écho, semeur de bruits, poseur de grillons, surveillant des glaces… Hardellet, né en 1911, est un poète réaliste que l’on peut ranger auprès de Brassens, Fallet, Mac Orlan ou Prévert. Lecture recommandée. Editions Gallimard, collection Poésie. |
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Revue Poésie 1 / vagabondages - Le voyage, l'ailleursMarcel Julliand et Pascal Orizet, directeurs de cette revue, rappellent fort à propos, dans leur préface, que, malgré la pensée de Pascal (qui, en gros, disait que tout le malheur de l'homme vient du fait qu'il ne sait pas rester tranquille dans sa chambre), «nombreux sont les poètes et les écrivains qui, ayant éprouvé de besoin d'aller à la découverte du monde, s'en sont fort bien portés.» La revue propose donc, outre des articles sur Victor Segalen et Joë Bousquet, un gros dossier consacré au voyage et à ses écrits. Au menu, des poèmes de, entre autres, Larbaud, Supervielle, Cendrars, Soupault, Michaux. De cette anthologie, d'autres auteurs me sont moins connus, ou inconnus. J'ai aimé les Baléares J'ai marché sur des plages C'est un petit livre, très léger, mais qui vous fera plusieurs voyages. Des heures de lecture et de relecture. Poésie 1 / vagabondage n° 6, le Cherche midi éditeur.
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Revue poésie 1/ vagabondages - les poètes de la MéditerranéeDarde toujours Ithaque présente à ton esprit Cet extrait d’un poème de Constantin CAVAFIS donne une idée du contenu de cette anthologie : la Grèce symbolise la Méditerranée, ses côtes et ses îles ; Ithaque fait bien sûr penser à Ulysse, à « la quête du lieu et de la trajectoire afin de mieux nourrir sa vie. » (Préface de Jean ORIZET) La mer. La mer. La mer, mais aussi les terres, les intérieurs, le Liban, la Turquie, Beyrouth, Gaza, Alger, la garrigue et le désert, le soleil et les étoiles, la nuit, l’orage. Ce pays qui ressemble à la tête d’une jument, Un voyage en Méditerranée, toutes ses villes, tous ses ports, toutes ses cultures, toutes ses guerres, tous ses soleils. Un voyage au cours duquel il est conseillé de prendre (perdre) son temps : Souhaite que la route soit longue Poésie 1/ Vagabondage, le magazine de la poésie, N° 26 Juin 2001, Le Cherche Midi éditeur. |
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