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le guide de lectures > autres voyageurs >> p5


En vrac : d'autres récits de voyage, des livres d'aventure, des compilations, quelques oeuvres romanesques... Tout un tas de bouquins qu'on peut lire également. Les commentaires n'engagent que moi... Sur cette page:

François VALLEJO - Le Voyage des grands hommes. Marc TRILLARD – De Sabre et de feu. F. OSSENDOWSKI - Bêtes, Hommes et Dieux. Zoé VALDÉS – Les Mystères de La Havane. Ted STANGER – Sacrés Français. Un Américain nous regarde. Jean-Pierre DUPRÉ – Petite prose du randonneur. Matthias DEBUREAUX – De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages.


«J’entends bien, mes amis, je dis toutefois que la Nature aurait fait les montagnes plates, nous nous en porterions tout aussi bien.»


 

François VALLEJO – Le Voyage des grands hommes

Le 20 vendémiaire de l’an III (ou le 11 octobre 1794) un cortège conduit le citoyen Rousseau au Panthéon. Parmi la foule: Lambert, un ancien valet, se souvient… Il y a quarante ans il était au service de Mme d’Épinay, une amie de Rousseau. Jusqu’au jour où le désir d’Italie, le grand tour que tout connaisseur de ce temps devait faire, prend quelques grands hommes : Rousseau, Grimm et Diderot. Des philosophes, «ces hommes de rien, sans état, sans maison, sans fortune.» Du coup c’est Lambert qui les accompagnera. Pas très content, car «il n’y a rien de plus dangereux qu’un voyage, surtout dans un pays lointains, et qu’on en revient rarement.» Voilà donc nos grands hommes partis, avec un valet qui tient le carnet de route. Dijon, après deux jours de route, où ils sont reçus par le Président de Brosses «tout ébouriffé de gaieté à l’idée de notre venue et de régaler à souper les voyageurs de Paris.»

On comprendra que les voyages, en ce milieu du XVIIIeme, ne sont pas de tout repos. Les conditions sont loin d’être favorables. Le temps ne passe pas vite dans les berlines. Les cahots «agitent le corps, mais donne le branle à notre esprit.» La montagne est encore un obstacle difficile à franchir. Et l’on se motive comme on peut. «C’est la Nature qui nous a donné les montagnes ; vous aimez la Nature, vous devez aimer les montagnes.» Ce qui permet à l’auteur, au passage, de rappeler les idées de l’époque. Et de ne pas oublier l’humour dans de savoureux dialogues. «J’entends bien, mes amis, je dis toutefois que la Nature aurait fait les montagnes plates, nous nous en porterions tout aussi bien.»

Dans une ambiance et avec la langue d’un roman du dix-huitième, bien qu’un peu Rabelaisienne parfois, l’auteur nous entraîne à la suite de ces voyageurs, sur les chemins, dans les auberge, là où l’on se comble la panse. A Turin on préfère l’opéra au Saint Suaire, et à Rome, courir les ruines romaines ou s’incliner devant Michel-Ange plutôt que le Pape. Somme toute des idées dans l’air à cette époque, surtout quand on se balade en Italie, l’antre de l’art et de la bonne musique. Les lieus défilent. Ça pue. Ça sent la merde, dit Rousseau, à l’approche de Naples. Une ville chaude. On s’y ébat avec des filles, on craint la maladie. Et que ça se sache jusqu’à Paris.

On finit par se déchirer, et même par se fâcher un peu. Voir se haïr. Sans doute la promiscuité. Et la confrontation d’idées pas toujours conciliables. Tout ça ressortira quelques années plus tard, dans les salons. Pour le moment c’est le temps de rentrer. En Avignon on prend le coche du Rhône, jusqu’à Lyon, et ainsi l’on évite tous les changements de la poste. «M. Diderot s’impatientait, M. Grimm regrettait la voiture de Mme d’Épinay.»

Heureusement que le valet Lambert a tenu ce carnet, et que Vallejo nous le restitue, dans ce roman vivant, fantaisiste. Sinon que saurions nous de ce voyage ? Faut-il en voir des traces dans Julie, ou dans Jacques le Fataliste? Et puis, est-ce parce que les biographes n’en parlent pas que ce voyage n’a pas existé ? Si vous aimez le dix-huitième, les Lumières, le roman historique, ce sera un régal. Pour les autres, ce sera certainement agréable et enrichissant.

Les premières lignes : «Sans l’affaire d’hier, je ne serais pas en colère ; si je n’étais pas en colère, il ne me viendrait pas en esprit de parler de moi ; les gens de la condition ne parlent pas d’eux, c’est jouer le personnage intéressant. » Éditions Viviane Hamy 2005.


Marc TRILLARD – De Sabre et de feu

Été 2003. La canicule dans le Sud de la France, comme ailleurs. Un camp de tziganes somnole dans la chaleur. La mort annoncée de l’un d’entre eux, Enrique, leur doyen, va attirer tous les gitans de France et d’ailleurs, pou un dernier hommage. Mais le camp ne permet pas de recevoir toutes ces caravanes. Les autorités «qui ne pensent qu’à les voir morts et à brûler leurs caravanes» vont tenter de s’opposer à ce rassemblement. Les gitans ne se laisseront pas faire, au prix de quelques sacrifices. «Et s’ils ne se laissaient pas faire, c’est qu’ils n’avaient pas renoncés à ce qu’ils étaient, à ce qui faisait leur singularité, la route, le départ des caravanes lorsqu’ils avaient décidé qu’il était l’heure de partir.»

Le gitan. «Le gitan fait ce que l’homme de la société ne sait pas faire, transformer son quotidien en histoires, en aventures où apparaît son humanité nue, sa chair sans fard.» L’Europe Orientale. Puis l’Asie. L’Inde, le Pendjab, le Rajasthan, probable lieux de naissance des premiers bohémiens vers le Xe siècle, «qui prirent un jour la route de l’occident avec leurs instruments de musique, leurs chansons et leurs danses.» Le gitan. Figure dérangeante de notre époque, qui voudrait que tout et tout le monde soit bien rangé dans une case, une idéologie, entre deux rails et quatre murs. Hélas! Le gitan, le manouche, l’habitant des roulottes et des caravanes est «un homme en mouvement sur les routes avec ses coutumes propres qu’il ne partage qu’avec ses semblables.»

Ce récit raconte une opposition entre deux mondes, celui des nomades, comme Augustin, ce violoneux qui est aussi un fakir avaleur de sabres, ces nomades qui ne savent que «le ruban de l’asphalte, la terre des chemins derrière le pare-brise (…) l’obsession de l’horizon, la quête du mouvement», et les sédentaires, les peureux, ceux qui ne pensent qu’à leur carrière politique ou professionnelle. Coté sentimental: une histoire d’amour entre un Gadjo (le gardien du camp) et une manouche inaccessible, Antucha, qui danse devant un feu qui illumine la nuit, le feu magique, symbole de la halte, le feu qui réduit tout en cendres à la mort de l’un d’entre eux: sa caravane, ses tapis, ses fusils. «Que tout soit réduit en cendres et que le vent souffle dessus.»

L’écriture de Marc Trillard semble parfois maladroite. Phrases bancales. C’est son style. Il sonne bien, dans ce roman vrai, ce récit «d’une grande puissance romanesque» comme le dit l’éditeur. © LB-EV.Info Novembre 2006.

Les premières lignes : « Le camp brûle sous le soleil presque à son zénith. Il n’est pas encore 11 heures mais la chaleur écrase déjà tout ce qu’elle peut sous son poids. Gens, choses, bêtes. Aujourd’hui plus chaud qu’hier et moins que demain, si cela se peut encore. C’est un mois d’août comme on n’en a pas connu depuis des années et des décennies. » Le Cherche Midi 2006.



Ferdynand OSSENDOWSKI - Bêtes, Hommes et Dieux

Au cours de l’hiver 1929 l’auteur doit prendre la fuite d’un pays qui ne veut plus de lui. Commence alors un long périple, vraiment pas de tout repos. Il y a bien quelques passages bucoliques. «Cette nuit-là nous dormîmes dans les bois. C’était ma première nuit à la belle étoile, mais il y en aurait tant d’autres, semblables, au cours des dix-huit mois qu’allait durer ma vie errante !» Il y même des réflexions intéressantes : «La nature détruit le faible mais elle aide le fort ; enfin et surtout, elle éveille au fond de l’âme des émotions incapables d’éclore dans les conditions de vie de nos cités modernes.» Mais on sent dès les premières pages que le voyage ne sera pas de plaisir.

Vie dans la forêt, chasse, neige, faire un feu pour survivre, se construire un abri avec des branches, éloigner le loup, se cacher dans d’anciennes mines d’or... tout ça fait penser à London. La solitude en plus. Et la violence. Car ce voyage pour survivre passe parfois par la mort de ceux qui se mettent en travers de la route.

Voyage bien réel, contraint et forcé (on emporte rarement fusil et cartouches pour une randonnée), mais aussi voyage intérieur, ce livre est plus un récit d’aventure qu’un récit de voyage. Il est plein de vie, plein de bruits, effrayant car bien réel, et il permet de découvrir des régions et une époque : le début du siècle dans la Sibérie et les plaines de Mongolie. «Le Mongol est nomade et ne peut vivre dans les cités artificielles; la plaine est sa demeure et le monde est sa ville.»

Les premières lignes.«Dans les premières semaines de l'année 1920, je me trouvais en Sibérie, à Krasnoïarsk. La ville est située sur les rives de l'Ienisseï, ce noble fleuve qui prend sa source dans les montagnes de Mongolie, baignées de soleil, et va verser sa chaleur et sa vie dans l'océan Arctique.» (Éditions Phébus 1995, collection Libretto.)



Zoé VALDÉS – Les Mystères de La Havane

Entre réel et imaginaire, Zoé Valdés nous entraîne dans un monde un peu étrange, où les gens sont tout à la fois pauvres, joyeux, sensuels. L’auteur le déclare dans l’avant-propos : «Ceci est un recueil inspiré d’histoires de San Cristobl de La Havane, à partir desquelles j’ai recréé certains des mystères de ma ville natale qui m’ont depuis toujours fascinés.»

Alors on plonge dans ces légendes authentiques, enrichies par la tradition orale et… la fiction de l’auteur. Et très vite on ne sait plus trop ce qui relève de la légende – il se dit que les chiens d’avant la conquête étaient tous muets ; ils ont appris à aboyer pour défendre leurs maîtres, les Indiens, face aux Espagnols – ou ce qui est réel, au moins en apparence… comme cette Ma Teodora qui chanta le premier son de l’histoire de la musique cubaine. On croise une comtesse créole et un barbier envoûté. Le grand José Marti, et Humbold en voyage. Cirilo Villaverde y trouve l’inspiration, et son roman Cecilia Valdés sera l’une des œuvres emblématique de la nation cubaine. De nombreux personnages de l’histoire cubaine, des poètes, Kid Chocolate, le premier boxeur cubain champion du monde, de célèbres étrangers de passage (Errol Flynn) mais aussi les illustres inconnus : des crieurs de rues, la reine de la rumba, un pèlerin immobile… Et Pepito, une invention de la tradition orale cubaine. Finalement, toutes ces histoires écrivent l’Histoire et la culture d’une ville. Et ses mystères. Très agréable à lire ; indispensable lors d’un séjour à La Havane.

Les premières lignes: «On ignore toujours si La Havane doit son nom à certaines noisettes dure à casser ou au cacique aborigène Habanaguanex.  La colonisation espagnole, menée entre 1508 et 1520, s’est appuyée sur le système de la fondation des villes. En 1510, Diego Velázquez a baptisé la ville du nom de San Cristobal de La Havane, porte du Nouveau Monde.» Éditions Calmann-Lévy 2002, repris en Livre de poche.



Ted STANGER – Sacrés Français. Un Américain nous regarde

Depuis quelques événements planétaires récents, la France n’aurait plus la cote auprès des Américains. Simple fâcherie ou Grande Brouille? Ou plus probablement un coup médiatique. Quoi qu’il en soit, cette période a généré de nombreux livres décrivant les causes de ce malaise: en gros nos habitudes et nos modes de pensée seraient différents, et c’est pourquoi les Américains ne nous comprendraient pas. Belles trouvailles, que nous raconte Ted STANGER, un américain «d’en bas», qui s’est penché sur nos modes de vie et les écarts avec ceux de ses compatriotes.

Il est quand même, avouons le, assez amusant que quelqu’un nous rappelle nos mœurs et nos travers. En quelques chapitres thématiques, il met le doigt sur pas mal de défauts. Il nous montre, par exemple, que «l’Assemblée nationale joue un rôle à peu près similaire à celui de n’importe quel parlement dans une dictature militaire.» Parmi d’autres grandes habitudes françaises peu comprises: faire la queue. Une notion qui serait inscrite dans notre patrimoine génétique. Les Français auraient un besoin forcené de faire tout en même temps que les autres: ils déjeunent tous à 13 heures, et dînent à 20 heures; ils prennent leurs vacances en juillet – Août, en partant le même jour. Est-ce une «identification, un marqueur, un instinct national?» Nous aurions aussi tendance à raccrocher au lieu de nous excuser, quand on se trompe de numéro de téléphone, «ce qui est paradoxal venant d’un peuple excessivement poli dans les magasins comme dans la rue ou le moindre contact physique entraîne un pardon! quasi automatique.»

Les médias, le rapport à l’argent, les heures d’ouverture des pharmacies ou des restaurants, souvent fermé ; l’Académie française (il n’y a pas d’Académie américaine): STANGER, qui ne se prend pas pour Tocqueville, nous fait un condensé de chroniques, souvent impertinentes, et cette somme de soucis et diverses contrariétés qu’endure «le pauvre citoyen américain qui a la mauvaise idée de séjourner en France en pleine crise franco-américaine» nous fait rire quand même. Et parfois réfléchir. Anecdotique et amusant.

Les premières lignes : «En commençant ce livre j’étais loin de m’imaginer le tour qu’allaient prendre les relations franco-américaines en cette année 2003. Pendant plus de deux siècles, pourtant, la France et les Etats-Unis ont réussi l’exploit de traverser de grandes crises sans jamais rompre vraiment.» Editions Michalon 2003, repris en Folio / documents.

A lire aussi: si le sujet vous intéresse, Ted STANGER a récidivé avec Sacrés Américains (Michalon 2004). À l'issue de dix années passées en France, ce Yankee parisien est retourné chez lui, dans l'Ohio, et livre ses impressions sur une Amérique qu'il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l'Amérique profonde.


«Ne jamais attendre la nuit pour se poser. Un bivouac réussi, c’est un bivouac choisi.» Jean-Pierre DUPRÉ – Petite prose du randonneur. Horay 2005.


 

Jean-Pierre DUPRÉ – Petite prose du randonneur

Quand on y regarde de près comme Jean-Pierre DUPRÉ, la randonnée n’est pas l’activité aussi simpliste qu’il y parait. La preuve : ce petit livre. C’est pas du Diderot, certes, mais quand même, il y a des idées, des questions, et matière à réfléchir, voire à débattre. Et parler à son voisin est une activité comme une autre, car la marche n’occupe pas l’esprit.

On apprendra tout d’abord que tout sépare le randonneur du vagabond. «Le premier sait d’où il part et surtout où il va.» Bon, d’accord. Mais encore? Il pleuvrait beaucoup moins depuis l’invention de l’imperméable. C’est intéressant. Ça permet de parler de ce qui est de l’ordre du ressenti, par rapport à ce qui est rationnel.

On constatera que dans la randonnée comme ailleurs le marketing a envahi l’espace, je veux dire l’outdoor, aussi d’ailleurs le vocabulaire anglo-saxon. Le mountain bike n’est pas fait pour le trek… Et le trekking n’est plus ce qu’il était : «il faut se rendre à l’évidence: d’autres sont passés ici avant nous.» Il paraît d’ailleurs que les coins barbecue suisses sont pas mal.

D’autres sujets en vrac : la goutte au nez, la nuit, la tente, la femme, le vent, les chaussettes… Et cette belle maxime : «Ne jamais attendre la nuit pour se poser. Un bivouac réussi, c’est un bivouac choisi.» Enfin : le balisage du quotidien finit-il par conduire sur les sentiers balisés ? Un petit livre simple, et sympa. Pas mal au premier degré ; plus profond qu’on le pense, au second degré. Format et poids adéquats pour le sac à dos.

Un extrait : «Le randonneur est un vorace. Du terrain, des pentes, des estives et des cols à franchir pour découvrir un autre monde et mieux : pour être surpris. Une voracité née peut-être d’une certaine désespérance. Le poids de l’injustice, de la vénalité ,de la cupidité et de la compassion.» Dessins Eugène COLLILIEUX. Editions Horay 2005.



Matthias DEBUREAUX – De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages

Prenez une douzaine de récits de voyage. Regarder comment l’auteur s’y est pris pour raconter, et les divers procédés mis en œuvre : récit chronologique, descriptions des personnes, des paysages, couplets plus ou moins lyriques, etc. Tourner le tout systématiquement en dérision. Faites cette sorte de liste des procédés à l’envers. Vous aurez le contenu de ce petit livre, qui part du constat suivant : «Chaque année, plus de 700 millions de touristes parcourent le monde. En 2010, ils seront 1 milliard à vous assommer avec leur récit de voyage.» Après une introduction qui propose un bref résumé de l’histoire des voyages et des récits qui vont avec, avec une plume acérée (mais c’est sans aucun doute volontaire), ce « manuel du parfait exploraseur » propose toute une série de conseils pour ennuyer votre auditoire, de vive voix ou par écrit. Ou sur tout autre support.

Le voyage le plus lointain est toujours le plus court chemin vers soi, vers son moi authentique. La terra incognita, c’est nous-mêmes, écrit l’auteur. Soit. Rien de nouveau. Alors, comment en faire profiter les autres? Les coups classiques : les soirées diapo (mais on peut désormais en améliorer l’inconfort en les diffusant sur un écran d’ordinateur) ; les longs discours sur des faits et gestes ou des informations inutiles et qui n’intéressent personnes (les bulletins météo du 12 juillet, l’adresse de l’arrêt de bus, l’horaire et le temps de parcours…) Plus à la mode en ce moment: mettre en ligne un blog, «la soirée diapo qui dure six mois.» Ou bien réaliser un carnet de voyage « multi expression », avec tickets de bus, emballages de barres chocolatées, moustiques séchés et autres «aquarelles approximatives.» A lire, vite, et à méditer, peut-être, si vous projetiez d’écrire un récit de voyage. C’est amusant.

Les premières lignes : «Chiant qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. Car pour quelques flèches d’or aux récits merveilleux, combien de fâcheux et d’importuns. Combien de Carthaginois mythomanes brodant sur leur virée à dos d’éléphant.» Éditions Cavatines 2005. Matthias Debureaux voyage pour le magazine Citizen K et Les Échos.


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