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le guide de lectures > autres voyageurs >> p6


En vrac : d'autres récits de voyage, des livres d'aventure, des compilations, quelques oeuvres romanesques... Tout un tas de bouquins qu'on peut lire également. Les commentaires n'engagent que moi... Sur cette page:

Christophe DOMINO – A ciel ouvert. L’art contemporain à l’échelle du paysage. Gilles MARTN-CHAUFFIER - Le Roman de Constantinople. Jérôme TONNERRE - L'Atlantique Sud. Jacques A. BERTRAND - La Course du chevau-léger. Jacques LANZMANN - Fou de la marche. Revue Géographie et cultures - Territoires littéraires. Revue des Deux Mondes - Voir le paysage. Revue Siècle 21 - Les lieux.


«On s’attend à trouver l’artiste ans son œuvre. Et s’il était dans son idée ?»


Christophe DOMINO – A ciel ouvert. L’art contemporain à l’échelle du paysage

Avant de parler de land art il faut commencer par cette définition de l’art tout court: «ce n’est pas ce que vous faites qui importe, mais ce qui vous pousse à le faire.»

Le jardin (et notamment le premier jardin, Eden) fut le premier modèle de paysage, et aussi le premier paysage modelé. Au fil des siècles on y a beaucoup expérimenté : masses, volumes, labyrinthes, perspective… Les jardiniers furent les premiers artistes créateurs ou «organisateurs de l’espace», comme on pourrait appeler aujourd’hui ces «artistes à ciel ouvert», qui sont depuis longtemps sortis de leur jardin, qui désormais prennent en compte l’environnement, cherchent à faire apparaître ce qui se cache dans l’espace quotidien, à petite ou grande échelle, en remodelant le paysage, qui devient alors support, matière, œuvre surtout, comme le rappelle une des définitions possibles du land art, celle de Walter de Maria : «Le territoire n’est pas le site de l’œuvre: il en fait partie.»

Sculpteurs, architectes, paysagistes, des anonymes de Stonehenge à Daniel BUREN, de la peinture de montagne à l’empaquetage, dont le plus célèbre adepte est CHRISTO, (ou «comment un geste ordinaire lorsqu’il est appliqué à l’objet devient une étrange attention lorsqu’elle est portée au paysage»); oeuvre finie, fermée, ou œuvre ouverte, libre, encore à inventer par le visiteur, œuvre éphémère ou éternelle; déserts californiens ou pont de Paris, cours d’usine ou jardins de châteaux, champs et falaises, îles, campagne, la ville et la rue, tous les lieux sont à explorer, à recréer.

Il n’est pas toujours facile d’approcher, de voir, d’admirer, de comprendre les œuvres parfois de grandes tailles ou superficie, parfois cachées, parfois difficile d’accès. De plus, l’art contemporain en général n’est plus une question de forme mais bien plus «de sensation éprouvée, d’expérience.» Certaines sont pourtant à portée de main, ou de regard: ouvrez les yeux. Ce petit guide, idéal, vous aidera à les découvrir.

Christophe DOMINO – A ciel ouvert. L’art contemporain à l’échelle du paysage Editions Scala 1999 – 2005. A lire (ou à voir) aussi : Land art et art environnemental, par J. Kastner et B. Wallis, aux éditions Phaidon 2004, un grand et beau livre, plus cher ; et La nature dans l’art, par Gilles A. Tiberghien, dans la collection Photopoche chez Actes Sud.


«Très vite, le monde fut au courant : la nouvelle capitale de l’univers d’appelait Constantinople. Jusqu’en Chine, on l’avait baptisée la Ville des Villes.» Gilles MARTIN CHAUFFIER - Le Roman de COnstantinople.


 

Gilles MARTIN-CHAUFFIER – Le Roman de Constantinople>

«Très vite, le monde fut au courant : la nouvelle capitale de l’univers d’appelait Constantinople. Jusqu’en Chine, on l’avait baptisée la Ville des Villes.»

Au début il y a un port, une forteresse. Puis des quais au long de la Corne d’Or. En l’an 300 ; durant l’Empire Romain, on y vit tranquille. Au Ve siècle, Byzance est «le grenier de l’univers, sa banque, sa bijouterie et sa Bourse.» L’Hippodrome est au cœur de la ville. Sa piste fait 400 mètres, et cent mille spectateurs peuvent s’entasser sur les gradins. Quelques personnages vont laisser une trace dans ce passé lointain : Constantin, bien sûr, et puis Théodora, la prostituée devenue impératrice, et Justinien, le dernier empereur romain. C’est aussi le temps de la construction de Sainte-Sophie. En 650, six cent mille habitants d’une dizaine de nationalités participent à de grands débats théoriques : la querelle byzantine ! Passons sur les siècles suivants, de barbarie et d’invasions. Pendre, décapiter, étrangler…

En l’an Mil, les chaires de Constantinople sont aussi réputées que, plus tard, Oxford ou Harvard. Venise reproduit la basilique et Aliénor d’Aquitaine découvre la ville, émerveillée. Au milieu du XVe ça change : des vaisseaux turcs apparaissent sur les eaux, le siège est mis. C’est une sorte de fin du monde, une grosse bataille comme on en vivait à l’époque. «Des flots de sang inondèrent les rues.» Le dernier basileus meurt, Mehmet II, le premier sultan règne, le nom de la ville change : Istanbul.

C’est le début de la splendeur ottomane. L’auteur rappelle que si « la religion musulmane règne à Istanbul, les bûchers sont allumés en Occident par les catholiques et les protestants.» C’est aussi l’époque de la construction de Topkapi, une sorte de paradis pour sultans. Soliman le Magnifique règne et agrandit la maison : Belgrade, Rhodes, Budapest, Alger, Bagdad, Tunis tombent dans son escarcelle. Avec Médine et Jérusalem, ça fait une belle Couronne. Que Charles Quint conteste vaguement, en octobre 1529, sous les remparts de Vienne. En ville, le Grand Bazar attire les foules. Les vizirs et les pachas se font construire des villas sur la rive asiatique du Bosphore. Puis, comme souvent, les années passent, et l’Empire ottoman s’affaiblit. On ne fait plus attention à ce qui se passe aux alentours, ni la guerre de Trente ans, ni les guerres révolutionnaires puis napoléoniennes. «On se prélasse dans le souvenir d’une grandeur passée.» Et on ne voit pas que l’Empire est partagé comme un «succulent gâteau colonial» par  Clemenceau et Lloyd George.

La Turquie, avec l’Anatolie, et Istanbul, une ville très moderne en 1880, sont tout ce qui reste de la splendeur ottomane passée. Un nouvel homme providentiel apparaît alors : Mustafa Kemal, qui va donner un visage moderne au pays. Une autre histoire. Aujourd’hui, «l’Islam se dissout dans Internet comme le thé vert dans l’eau bouillante et la movida du Bosphore n’a rien à envier à celle de Madrid. La nuit, c’est Babylone. Dans un déluge de décibels, les filles secouent leurs bijoux sur les longues pistes de danse.»

Pas du tout un récit de voyage, ce livre est un rappel des lieux et des personnages, une chronique historique de Constantinople, pleine d’érudition, agréable à lire.

Les premières lignes : «Malgré le nom de la ville, tout ne commence pas avec Constantin. Quand il décide d’en faire sa capitale, elle a déjà un long passé derrière elle. Il y a longtemps que les Grecs ont compris que, placée là, une citadelle suffirait à bloquer tout le Pont-Euxin – c’est l’ancien nom de la mer Noire.» Éditions du Rocher 2005, collection «Vladimir Fédorovski présente Le Roman des lieux magique.»


Portrait et extrait sur le site de l’éditeur Grasset

Jérôme TONNERRE - L'Atlantique Sud

Enfant il collectionnait les vignettes sur les Merveilles du monde et les fascicules de Tout l’Univers. Lord Jim et Moby Dick étaient ses lectures. Il se promettait un jour d’arpenter le monde, de «faire la route». Une vocation précoce de grand voyageur, entretenue par son père. Qui hélas disparaîtra tragiquement. Alors: «Quand c’est qu’on ira voir le monde ? trépignait Jérôme. A la Saint-Glinglin! répondait sa mère.» C’est avec l’éducation que se forge le comportement. Et c’est avec ce genre de dialogue de sourd que les ennuis commencent, bien des années plus tard, quand la mère décède. Un événement banal; comme l’est banal le souhait que ses cendres soient dispersées « dans l’Atlantique Sud.» Mais comment faire quand on a la phobie des voyages, quand on est dans l’incapacité de partir où que ce soit? «Il ne parvenait plus à quitter Paris, à peine son quartier. Il appréhendait de traverser la Seine.» Et puis, l’Atlantique Sud, c’est où? Copacabana ou Mimizan Plage?

>>> Retrouvez la suite de cette chronique dans Un Livre dans le sac à dos - 70 livres pour voyager, paru aux éditions Livres du Monde 2010.

Les premières lignes : «La fumée, légère et pimpante, s’élevait en torsade dans le ciel neigeux. Un instant, il voulut s’imaginer la cheminée d’une chaumine au blanc manteau, un chromo pour calendrier de la Noël. Mais non. La fumée s’échappait du crématorium. C’était sa mère qui brûlait.» Grasset 2006.

Né à Paris en 1959, Jérôme Tonnerre rencontre François Truffaut qui détermine sa vocation pour le cinéma et l'encourage à devenir scénariste. Il a écrit ou co-écrit près d'une trentaine de films, notamment pour Claude Sautet, Yves Robert, Philippe de Broca, Jean-Paul Rappeneau, Patrice Leconte. Il est l'auteur d'un récit autobiographique, Le Petit Voisin (1999). L'Atlantique Sud est son premier roman.



Jacques A. BERTRAND - La Course du chevau-léger

Un homme, Jérémie, comme le prophète, doit retrouver une femme. «Un fantôme à rattraper.» Il ne dispose que d’une photo, et de sa volonté inébranlable. Un point de départ suffisant. C’est dans les bars, les commissariats, Internet, un hôpital psychiatrique, qu’il trouvera les renseignements utiles. L’époque: de nos jours. «Une ère de phobies. Les gens ne veulent plus mourir.» Les lieux : Annecy, la Haute-Savoie. Puis Genève. Puis des pays plus lointains. Les moyens de transport : automobile, avion, tramways, éléphant.

Cette quête est l’occasion d’un voyage, donc de trimballer le lecteur dans des endroits plus ou moins habituels, et de faire des rencontres plus ou moins marginales. Comme en boite de nuit, le Hip-Hop Blue Paradise, où officient «le grand cerbère noir et le petit gérant blanc». L’auteur parle d’un monde dans le quel tout est trucage, faux, aveuglement, folie. «L’humanité réclamait en urgence un soutien psychologique. La partie censée maintenir l’ordre semblait en avoir encore davantage besoin que l’autre, qui vivait plus ou moins du désordre.» Mais dans ce monde qui semble perdu, le personnage un peu décalé de Jérémie, une sorte de sage désespéré, montre qu’il y a d’autres voies.

«Il est rare que les voyages se terminent par ce qu’il est convenu d’appeler la dernière ligne droite. Il s’agit plus souvent de routes de montagne avec virages en épingle, encore heureux qu’il y ait une route.» Nous suivons sans peine Jacques A. Bertrand, qui a écrit ce petit récit d’une écriture limpide, avec des mots choisis mais évidents, et dans lequel le voyage est le décor. La lecture est aisée, réjouissante. © LB- 09/2006

Les premières lignes : «C’est quoi, votre nom, déjà ? Il ne lui avait pas dit son nom. – Jérémie. – C’est un nom juif ? – Non. Enfin… c’est un nom de prophète. – Vous êtes juif ? – Non. Prophète. Elle eut un petit rire désabusé. – Remarquez, je vous demande ça, je m’en fous… Juif, arabe, noir, jaune, blanc, on vient tous au monde de la même façon.» Julliard 2006. Voir le site de l'éditeur: Julliard.


«Le randonneur n’est pas le parent pauvre du touriste.»


 

Jacques LANZMANN - Les fous de la marche

«Le randonneur n’est pas le parent pauvre du touriste.»

Paru aux début des années 80, à une époque ou la randonnée devenait l’un des loisirs majeurs, ce «traité du marcheur fou» nous présente un personnage tantôt familier, tantôt hors norme, qui a foulé tous les GR de France, et toutes les grandes routes du monde, de l’Himalaya aux Andes, de Bornéo au Sinaï.

Marcher et écrire, ou écrire et marcher. Recueil de souvenirs de marcheur et d’écrivain. Avec pas mal de bons mots, comme «le sac à dos est au marcheur ce que la ceinture de sécurité est à l’automobiliste.» Ou encore : «Marcher c’est être en vacances de soi-même. Un remède miraculeux à l’usage de tous ceux que lasse leur propre voix. Une source d’inspiration, de tonus.» Autre constat : à cette époque «le sens de l’hospitalité s’est perdu depuis belle lurette» et le randonneur est encore considéré comme un «bohémien chapardeur.» Enfin, un bon conseil pour les flemmards en randonnée collective : «rejoindre le peloton de tête et s’y maintenir. En effet, seuls les marcheurs de tête sont amenés à s’arrêter. Ceci pour une raison bien simple : ils doivent, à certains détours de chemin, attendre le restant du groupe. Mais, aussitôt qu’ils aperçoivent les traitants, ils repartent. Si bien que les traînards, eux ; ne bénéficient pas du moindre repos officiel, et qu’ils en sont réduits à tirer au flanc comme des caves.» Un bouquin a connaître, si ce n’est déjà le cas. Nombreux conseils et points de vue pour les débutants, et peut-être pour les autres.

Les premières lignes : «Le style, le don, la grâce font le marcheur. L’énergie, l’art et la manière font qu’il persévère parfois jusqu’à la casse, la destruction. La mécanique s’use comme s’usent les pièces d’une machine. Elle se répare, se remplace, difficilement. Le bistouri est plus délicat à manier que la clé anglaise. Articulations et os ne se vendent pas encore au rayonnage des supermarchés. Alors, faut-il forcer ou s’économiser ?» (Éditions Robert Laffont 1985, repris en Livre de Poche.)


Revue Géographie et cultures – Territoires littéraires

Géographie : science qui a pour objet l’étude des phénomènes physiques, biologiques, humains, localisés à la surface du globe terrestre, et spécialement, l’étude de leur répartition et de leurs relations. C’est ce que dit le Grand Robert. Étudier et transmettre la connaissance des lieux, où comment est fait le monde, est le rôle des géographes. Qui pour l’occasion mettent le nez dans la littérature. Quel est le rapport entre le texte et la réalité géographique? Le quel influence l’autre ?

J’avoue que je n’ai pas lu tous les textes de cette revue, ni tout compris. Avec mon bac moins 2 ça n’est pas toujours facile… Une première étude, «lieux et écriture chez Bukowski» tente de «mettre en lumière à la fois les rapports complexes entre les lieux de l’écriture, la vie de l’écrivain, en amont, les lieux représentés» dans l’œuvre. Dans «la métamorphose du territoire dans deux récits de Didier Daeninckx» il est question de la «représentation spatiale et territoriale dans les œuvres d’art» et l’on comprend que certaines histoires racontées ne sauraient se dérouler dans un endroit autre que celui imaginé par l’auteur. Dans une autre étude, sur des textes de Salman Rushdie, on apprendra que l’un de ces personnages (Saleem, dans Les Enfants de Minuit) a un visage qui ressemble à une carte de l’Inde, et qu’un globe terrestre joue un grand rôle dans l’histoire. Enfin, en lisant «Jack London et les mers du Sud», on comprendra mieux comment l’auteur a vu et décrit ces régions, selon l’influence de ses lectures (Melville, Stevenson) et des idées reçues qu’elles pouvaient véhiculer. Il est également intéressant de voir comment le tourisme international exploite certains aspects de la géographie imaginaire, «en la réintégrant, en quelque sorte, dans la géographie réelle.»

Bref : tout ceci est passionnant, bien que parfois un peu difficile. Il y  bien des choses à dire et à comprendre sur les rapports entre espace et culture, et notamment entre géographie et littérature. Cette revue le démontre, par ce numéro consacré aux «territoires littéraires.»

Les premières lignes de l’introduction : «Nombreux sont les géographes qui, au moins occasionnellement, se laissent tenter par l’exploration des géographies littéraires. Inutile de refaire ici une théorie du bon usage de la littérature en géographie. Les articles qui suivent illustrent suffisamment, sans l’épuiser, la diversité des approches possibles.» Revue Géographie et Culture, N° 44 – hiver 2002. Éditions L’Harmattan.


Revue des Deux Mondes - Voir le paysage

Traite-t-on en France le paysage comme le cinéma, la musique ou le théâtre ? Y a-t-il une politique, un pilote dans l’avion ? Que demandent d’ailleurs les citoyens en matière de paysage ? Faut-il « produire » du paysage, même de bonne qualité, pour des « consommateurs » de paysage ? Les paysages possèdent-ils un poids économique (le tourisme) ? C’est à des questions de ce genre que ce numéro de la RDM apporte quelques pistes, ou des réponses.

Le paysage bouge, change, avec le temps, avec les sociétés qui le modifient, le modèlent à leurs valeurs. « Face à un bocage, nous avons spontanément le sentiment que nos ancêtres néolithiques l’ont construit comme nous le voyons. Or, c’est tout sauf vrai. » Il suffit de regarder quelques exemples photographiés pour voir les changement en quelques dizaines d’années seulement. Toute transformation du paysage ne doit pas devenir une détérioration. Le paysage n’est pas seulement dans le registre du pittoresque, il est aussi dans ce qu’on appelle le cadre de vie. Il peut être également un facteur de paix social, par l’apprentissage de valeurs de nature à favoriser la vie en société : responsabilité, dignité, source d’inspiration, lieux d’éducation du beau, par exemple.

Apparemment il n’y a pas aujourd’hui de politique suivie du paysage. Chacun fait à peut près ce qu’il veut. Mais bientôt peut-être un « droit au paysage » sera-t-il inscrit dans un texte de droit. Alors existera une sanction de « trouble paysager grave ». Ce dossier intéressera les voyageurs que nous sommes. Car à chaque pas que nous faisons, le paysage est là, il nous entoure, il a une incidence sur nos pensées du moment, et à venir. Peut-être devrions-nous nous intéresser à cette problématique avant qu’il se passe quelques chose de grave, voire d’irréversible. (Revue des Deux Mondes mars 2002.)


Siècle 21 - Les lieux

La revue de littérature et de société Siècle 21 publiée par l'Esprit des péninsules en est à son numéro 10 pour son numéro de printemps - été 2007. Au menu: les lieux, à travers «trois grands thèmes porteurs de rêve, d'histoire et de civilisation»:

10 et quelques villes, en commençant par Babel; 10 et quelques îles, en commençant par Ithaque; 10 et quelques fleuves, parce qu'ils ont été les voies de pénétration des continents.

Les contributions sont de formes diverses (récits, poèmes, extraits) set sont ponctuées de dessins de Pierre Loti. Les auteurs sont parmi les plus intéressants dans la littérature de l'ailleurs: Pamuck, Brink, Lacarrière, Homère... par exemple, mais aussi des auteurs moins connus dont les textes sont à découvrir.

L'Esprit des péninsules propose un site, mais pas d'infos sur la revue. Rien non plus en vente ici... On aimerait en voir plus.


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