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Et nous irons à Sibiu...En 2007, Sibiu partage le titre de Capitale européenne de la culture avec Luxembourg. Avec un portrait de la ville rédigé par Mirabela Fatu, une doctorande roumaine, qui prépare un travail sur les récits de voyages de Théophile Gautier et qui écrit un français délicieusement chantant. Quelques autres informations compléteront son propos. |
La dénomination de capitale n’est pas nouvelle pour Sibiu, qui au XVIIe siècle, grâce à l’intensification de l’influence autrichienne, devient la capitale de la Transylvanie.C’est un honneur pour Sibiu, et surtout pour la Roumanie, de loger cet événement et d’accueillir les touristes étrangers.Le site de Sibiu
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Sibiu, capitale européenne de la culture, par Mirabela FatuSitué presque au milieu de la Roumanie, ayant une histoire de centaines d’années, Sibiu est cette année la capitale européenne de la culture à côté de Luxembourg, en représentant la culture roumaine partout en Europe. Son choix n’a pas été fait par hasard, mais en tenant compte de son passé cultural, qui est digne d’être mentionné. La dénomination de capitale n’est pas nouvelle pour Sibiu, qui au XVIIe siècle, grâce à l’intensification de l’influence autrichienne, devient la capitale de la Transylvanie. Permettez-nous de commencer la présentation de la ville avec l’énumération des événements culturaux qui ont eu lieu pendant les siècles passés à Sibiu, des événements qui ont été des premières pour la Roumanie ; notre but étant de marquer l’importance de cette ville qui a attiré son choix comme centre culturel européen. Au XIIIe siècle on a jeté les bases de la première bibliothèque et du premier hôpital de la Roumanie ; au XVe siècle on a inauguré la première pharmacie de la Roumanie ; au XIXe siècle Sibiu était déjà une ville européenne qui attirait des touristes surtout après la première projection cinématographique du pays, trois ans plus tard après la première mondiale; dans la même période, on a construit le premier chemin en fer du pays ; en 1897, Sibiu était la première ville électrifiée de la Roumanie ; en 1904 on a construit le tram électrique, le deuxième d’Europe et, finalement, on a jeté les bases du premier laboratoire d’homéopathie du monde. Tous ces événements soulignent que Sibiu a été un pionnier en matière de la culture. Sibiu comprend, de nos jours, le plus grand site médiéval de la Roumanie, connu sur le nom Le Centre Historique qui est formé par la Cité de Sibiu, une des plus grandes d’Europe, entourée par des fortifications, de grosses parois et des tours de défense, dont les ruines font une grande attraction pour les touristes passionnés. Ensuite, un autre objectif historique est la Grande Place qui, dès le XVIe siècle, est le centre de la vieille cité où l’on faisait les ensembles publics et où l’on assistait à des exécutions publiques. Elle permet une vue d’ensemble à des objectifs touristiques dont le style architectural est différent, en réunissant en même temps le baroque, le gothique et l’art nouveau dans un espace de 142 mètres. Cette unicité a attiré l’attention de UNESCO, en devenant des monuments architecturaux protégés par cette organisation. Il y a encore une Petite Place, originale par les constructions médiévales et les galeries étroites, bâties sous les constructions sibiennes, qui lient les deux places.
Sibiu a un aspect particulier et pittoresque donné par les marches médiévales, portant les traces du passage du temps et des hommes, qui font la liaison entre le haut et le bas de la ville. Les maisons du centre historique, qui portent encore la marque allemande ou hongroise datant de neuf siècles, dès la colonisation de la population allemande en Transylvanie initiée au XIIe siècle par le roi hongrois Géza le deuxième, renforcent l’inédite, l’authenticité et l’inusité de la ville. La cité renferme aussi plusieurs églises dont la diversité est donnée par la variété des confessions pratiquées aux siècles passés. Au centre de la ville, il en y a beaucoup : la Cathédrale Évangélique (Luthérienne), l’Église Réformée, l’Église Catholique, l’Église et le Complexe des Ursulines, l’Église Franciscaine. Le style gothique de l’Église Évangélique est impressionnant. L’église est dominée par la tour qui a sept niveaux qui ont 73,34 mètres. L’orgue y présente est la plus grande et la plus performante de l’Europe de sud-est. L’Église Catholique se loue avec une construction du XVIIIe siècle, bâtie par les jésuites. Un autre objectif touristique digne d’être visité est le Musée Brukenthal, qui cloître plusieurs musées départagés en fonction de leurs exposés : le Musée d’Histoire de Pharmacie, le Musée d’Histoire Naturelle, la Pinacothèque Brukenthal, la Galerie d’Art Nationale, la Bibliothèque Brukenthal dans laquelle on retrouve la collection personnelle du Baron de Brukenthal, 280000 livres, dont 381 incunables. Mais l’offre ne s ‘arrête pas ici, car il y a encore quelques musées : le Musée d’Histoire, le Musée d’Ethnographie, le Musée des locomotives à vapeur. Sauf ses monuments architecturaux, Sibiu propose, en qualité de capitale européenne de la culture d’innombrables événements culturels à partir du théâtre, film, concerts de musique classique, mais aussi contemporaine, jusqu’aux expositions et projets pour les minorités. Sur le site http://www.sibiu2007.ro/ , il y a un calendrier qui présente toutes ces manifestations culturelles pour chaque jour de l’année 2007. C’est un honneur pour Sibiu, et surtout pour la Roumanie, de loger cet événement et d’accueillir les touristes étrangers attirés par les rues étroites, presque algériennes, par l’architecture originale et le pittoresque des maisons qui ont, pendant l’été, un air cantabrique. La perspective dépasse les frontières de cette année, les autorités se proposant de faire Sibiu rester sur la carte de la culture européenne, et pourquoi pas mondiale. © MF 2007 |
Pour continuer...Les écrivains roumains On peut consulter le dossier réalisé ç l'occasion des Belles Étrangères en 2005 sur le site Roumanie.com Ce dossier traite d'auteurs contemporains. Parmi les «classiques» il faut noter bien sûr Istrati, Cioran, Ionesco, Eliade. Liviu Rebreanu est né en 1885 et mort en 1944. Il a ouvert à la prose roumaine la voie du grand roman. Parmi ses œuvres majeures: Ion (1920), La Forêt des pendus (1922), Madalina (1927), La Révolte (1932), La Bête immonde (1938). Mentionnons également Norman Manea dont le récit Le Retour du hooligan - Une vie, aux éditions du Seuil, a obtenu le prix Médicis en 2006. Lire également la chronique de Savoureuse Roumanie, de Radu Anton Roman, sur le site Étonnants voyageurs. |
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Un livre Rapsodie roumaine, par Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti, chez Grasset 1998. Ce livre invite à un véritable voyage à travers la Roumanie d'aujourd'hui, pays oublié, délaissé, et sans doute l'un des plus malmenés du siècle. L'écrivain Dominique Fernandez et le photographe Ferrante Ferranti font découvrir ce pays des confins de l'Europe avec ses monastères, ses églises couvertes de fresques murales intérieures et extérieures, et ses autres trésors architecturaux. Ils ont voulu donner à leur voyage des allures de flânerie culturelle et intellectuelle, tout en menant un reportage complet sur le pays et ses habitants. Pour preuve les nombreuses rencontres qu'ils relatent. Chacune des différentes parties de l'ouvrage est consacrée à une région. Les photos de Ferranti accompagnent le texte et à la fin, une carte permet de situer les lieux dont il est question. |
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Quelques pages encore... Voir la page Roumanie de BiblioMonde pour une première approche culturelle. Le site de L'Institut Européen des Itinéraires culturels. Taper Sibiu et consulter une liste de sites culturels. Un site avec des photos de Sibiu ou celui-ci. L’article de Courrier International N° 845du 11/01/2007. La liste des anciennes et futures capitales européennes sur ce site. |
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