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textes divers > billets, éditos...


Les récits de voyages sont faits pour être lus. Voici des textes, des extraits de récits de voyages, d'auteurs connus ou non, publiés ou du domaine public, et aussi des dossiers thématiques, des chroniques, des citations. Bonnes lectures.

Sur cette page: des textes courts, des billets d'humeur, des éditos, sur la littérature de voyage ou quelque chose de ce genre...

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Premier édito du webzine Écrivains Voyageurs .Info, en forme de manifeste: pourquoi un webzine sur la littérature de voyage? Les réponses sont: pour donner l’envie de lire. Pour l’ouverture d’esprit. Pour la découverte du monde. Et pour ça il n'a rien de mieux qu'un récit de voyage!


« La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer. » Roland Barthes.


>>> Le webzine Écrivains Voyageurs .Info

 

Troubler les esprits, donner à voir le monde

Livres, lecture, littérature. Des mots qui, en certaines contrées (suivez mon regard) ou à certaines époques (vous rappelez-vous du film Fahrenheit 451?), sont tabous. Considérant que d’une part on apprend beaucoup dans les livres (on y apprend à lire, à écrire, à réfléchir…); que d’autre part la connaissance est source d’enrichissement personnel (comprendre l’autre, inventer, s’évader…), ce webzine sera donc d’abord consacré aux livres, et à la littérature.

Les fonctions de la littérature sont multiples. Nous en retiendrons deux: troubler les esprits, donner à voir le monde. Et parmi tous les genres littéraires possibles (roman, poésie, théâtre, correspondances, autobiographie…), le récit de voyage, l’un des plus anciens genres littéraires, nous semble bien répondre à ce que nous cherchons. Les constantes de la littérature de voyage étant en effet de partir, de rencontrer les autres, et soi-même la plupart du temps, de se confronter à cet ailleurs, de revenir, de raconter.

Nous nous intéresserons donc plus particulièrement aux écrivains voyageurs. Pour simplifier: un écrivain qui voyage, ou qui a voyagé, et qui raconte. Ou, comme l’écrivit Jacques Lacarrière, «un bernard-l’hermite planétaire, crustacé parlant dont l’esprit, dépourvu de carapace identitaire, se sent spontanément chez lui dans la culture des autres.» Les pensées de l’écrivain voyageur «ont le spectacle du monde pour objet. Le casanier est à lui-même son propre sujet d’étude.» (Thierry Tahon, Petite philosophie du voyage. Milan.) C’est ce qui explique que nous nous intéresserons plus à Nicolas B. qu’à Christine A.

La littérature de voyage est à la mode?

C’est possible. Et ça s’explique. Kenneth White a écrit il y déjà quelques années «de plus en plus nombreux sont les lecteurs qui ont envie de retrouver le dehors, de renifler une odeur de foin, de jeter un coup d'oeil aux étoiles dans le ciel, de laisser voyager un peu leur esprit.» C'est toujours d'actualité. Et s'il n'y a plus de terra incognita, il y a encore certainement beaucoup de choses à découvrir. Michel Le Bris a écrit : «La littérature n'a peut-être pas le pouvoir de changer le monde, elle a par contre celui de nous le donner à voir.»

En conclusion les grandes lignes éditoriales de ce webzine seront:

> Un magazine sur le Net, mensuel, consacré à la littérature, mais plutôt à la littérature de voyage, et aussi pourquoi pas à d’autres sujets en rapport avec ce thème: voyage, histoire, géographie, peinture, musique...

> Une rédaction bénévole, enthousiaste, ayant pour objectif de donner envie de lire ; La récompense se mesurant à la satisfaction des internautes, à l’intérêt des autres médias pour le webzine, et aux statistiques de visites.

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© LB/SEPT 2006.


Rêves de comptoir du jeudi 21 septembre 2006 sur la chaîne Voyage.

Yann MOIX était reçu à l’occasion de la parution de son livre Panthéon, aux éditions Grasset.


Sur le tourisme business, lire l'essai de Sylvie Brunel: La Planète Dysnelandisée - Chronique d'un tour du monde, aux éditions Sciences humaines 2006


Amazonie ou Amazonieland ?

Dans Rêves de comptoir, l’émission de la chaîne Voyage présentée par Philippe Gildas, l’invité du jour, l’écrivain Yann MOIX a parlé de son amour pour le Brésil. Il a évoqué un Brésil à plusieurs visages. D’un coté Sao Paulo, une ville vivante, cosmopolite. D’un autre coté Manaus, une ville mythique, mais qui a beaucoup perdu de sa superbe, même si elle est sans doute toujours dans les mémoires. Manaus, l’opéra dans la forêt vierge, Sarah Bernhardt, Caruso, Fitzcarraldo…

Hélas, Manaus semble bien se transformer en paradis, mais un paradis aseptisé pour touristes en mal de mémoire collective, mais sans risques. A cet effet, Manaus dispose désormais d’un parc d’attraction. Un parc dans lequel on se promène dans la forêt vierge, sans doute l’une des attractions phare du parc. Une forêt vierge dans un parc d’attraction dans une ville elle-même au milieu de la forêt vierge. Quelque chose ne tourne pas rond.

--- Manaus - l'opéra ---

La représentation plutôt que le réel: ça n’est pas nouveau. Déjà Henri Michaux écrivait: «Une jeune femme qui était à notre bord, venant de Manaos, entrant en ville ce matin avec nous, quand elle passa dans le Grand Parc, bien planté d’ailleurs, eut un soupir d’aise. – Ah! Enfin la nature! dit-elle. Or elle venait de la forêt. C’est qu’elle fait rudement la gueule, la forêt équatoriale! » (Henri Michaux - Ecuador)

L’Amazonie est-elle devenue inaccessible? Les sites ont-ils été à ce point détruits qu’il n’y a plus rien à voir ? Plus personne à rencontrer ? Plus rien à vivre, pour les habitants comme pour la faune ? Les singes sont-ils désormais obligés de vivre dans un parc, dernier refuge avant extinction ? Les hommes doivent-ils visiter ces parcs ?

© LB-EV.Info Novembre 2006. N° 1 du webzine Écrivains Voyageurs .Info

Sur un site touristique on peut lire ceci: Localisé dans une aire urbaine, au quartier du Parc 10 de Novembro. Il a été créé en 1992 pour être une aire d’intérêt écologique. Possède une surface de 330.000 m² (33 ha) de forêt rémanente de la ville, servant aux activités scientifiques, éducatives, culturelles et touristiques. C’est un des derniers refuges du sauim-de-coleira, espèce de singe qu’il n’existe que dans la région de Manaus, étant en voie d’extinction. On peut y marcher avec toute sécurité à travers les quatre écosystèmes distincts: forêt de capoeira secondaire, forêt de terre ferme, forêt de basse et aires dégradées qui ont souffert de l’exploration illégale depuis 1989. Parc Municipal du Mindú


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